Chapitre premier. — Moyens directs
Existe-t-il des moyens directs d'arrêter ou de modérer le mouvement de l'émigration rurale? — Discussion de diverses propositions relatives à l'emploi de mesures coercitives. — Difficultés de concilier ces mesures avec la liberté du travail et nos institutions civiles et politiques • de 196 à 200
Ghap. h.,— Moyens indirects. — Amélioration du sort des populations rurales.
§ 1 . — Etablissements de bienfaisance. — Inégalité de situation entre les populations rurales et urbaines en ce qui concerne l'assistance sous toutes ses formes. — Tentatives du gouvernement actuel pour l'atténuer.
— Institution do l'assistance médicale gratuite à domicile dans les campagnes. — Résultats de cette institution.— Projet d'une assistance particulière en cas d'épidémie. — Hôpitaux et hospices cantonaux.
§2. — Institutions de prévoyance. — a) Caisses d'épargne.
— Des moyens de populariser l'institution dans les campagnes — b) Sociétés de secours mutuels —Elles n'y ont aucune chance de succès, au moins dans leur
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forme actuelle. — Plan d'une société adaptée aux besoins et aux ressources des populations rurales. — Fondation de greniers de réserve. — c) Autres institutions de prévoyance. — Assurances agricoles. — Leur insuccès jusqu'à ce jour. — Causes de cet insuccès.
— Assurances par l'Etat et par les compagnies. — La Caisse des Incendiés, son organisation et ses résultats.— Médecine vétérinaire gratuite ou à prix réduit. — d) Crédit agricole. — Examen des opérations des établissements financiers qui avaient promis d'en doter le pays.
— Résultat de cet examen : le crédit agricole n'existe pas en France.— II est possible de l'organiser. — Vues de l'auteur à ce sujet.
§ 3. — Améliorations diverses. — Vœux exprimés en faveur des classes agricoles dans l'enquête de 1866. — Importance de quelques-uns de ces vœux et possibilité de les réaliser. — Autres mesures à prendre dans le même ordre d'idées. — Enumération et discussion de ces mesures de 200 à 228
Ghap. II. — Moyens divers de ralentir l'émigration rural;.
% 1. — Influences morales — Utilité de l'intervention des habitants influents des campagnes (clergé, instituteurs, autres fonctionnaires, riches propriétaires, etc.), pour dissuader le travailleur agricole de l'émigration.
— Arguments dont ils pourraient se servir avec succès séparément pour chaque sexe. — Arguments tirés de l'intérêt matériel et des intérêts moraux.
§ 2. — Installation de l'industrie dans les campagnes. — Elle serait le moyen le plus sûr d'y retenir les bras.
— Exemples tirés de la Saxe et de quelques grands établissements français (Le Greuzot, Fourchambault, Villeneuvette) dans lesquels l'industrie et la culture sont heureusement associés. — Renseignements détaillés sur la grande manufacture de Villeneuvette (Hérault), considérée comme type de cette association.
— Industries nouvelles qui peuvent prospérer dans les campagnes.
§ 3. — Colonisation agricole. — a) Emploi direct ou indirect de l'armée aux travaux agricoles. — Exploitations horticoles de Ghâlons et de Lannemezan.
(b) Elimination des villes et installation dam les campagnes des établisseements pénitentiaires et charitables. — Ce qui a d^jà été fait dans ce sens, en France, en ce qui concerne les pénitenciers agricoles et quelques hospices et asiles d'aliénés. — c) Application des enfants assistés à l'agriculture. — Avantages et pour l'enfant et pour les cultivateurs. — Essais déjà faits dans ce sens et leurs résultats. — d) Colonies agricoles pour les enfants. — Etude des fondations de cette nature en France et en Angleterre.
§ 4. — Progrès agricole. — Ce progrès sera le remède le plus sur contre l'émigration rurale. — La culture, en devenant plus intensive, réclame une main-d'œuvre déplus en plus abondante, qui devient de plus en plus chèrement rétribuée. — De quelques-unes des formes du progrès agricole. ~ Du profit, pour les propriétaires, d'une amélioration des conditions faites jusqu'à ce jour au travail. — De l'association du travail et du capital dans les bénéfices de l'exploitation. — De la part à attribuer au fermier dans la plus-value qu'il a donnée au sol. — L'enseignement agricole par les instituteurs est-il possible? —Serait-il fructueux?.
§ 5. — Fin de l'absentéisme. — Utilité de la présence du propriétaire sur ses terres dans l'intérêt de l'exploitation et du salarié. — Avantages de toute nature de la vie de campagne.
§ 6.'— Diminution des travaux publics. — Ces travaux, considérés comme une des causes principales de l'émigration rurale, peuvent-ils être réduits impunément? — Distinction à établir, à ce sujet, entre ceux qui ont un véritable caractère d'utilité publique et ceux qui ne sont que des embellissements ou des agréments
§ 7. — Affaiblissement de l'activité industrielle par suite de la réforme douanière de 1860. — Des conséquences déjà réalisées ou probables de cette réforme, au point de vue du ralentissement de l'activité industrielle et du retour dans les campagnes d'un certain nombre de bras devenus disponibles.
§ 8. —Décentralisation administrative.— Cette modification dans nos iustitutions mnnicipales , en créant, au sein
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de la commune, une sorte de vie nouvelle, vie politique et administrative, constituerait-elle un attrait suffisant pour retenir la famille rurale à son foyer? — Doutes sur ce point.
§ 9. — Influence des chemins de fer. — Les chemins de fer ont à leur disposition des moyens puissants, si ce n'est d'arrêter l'émigration rurale, au moins de modérer le progrès des villes. — Utilité de la création de trains de banlieue à prix réduit , spécialement affectés aux classes ouvrières, et qui leur permettraient d'habiter des communes rurales, au grand profit de leur santé et de leurs intérêts matériels , de 228 à 261