‹ Du pronostic et du traitement curatif de l'épilepsieChapitre 1 sur 80 · POUR LES ANNÉES 18A9 ET 1850. — CONCOURS DE · texte numérisé non relu

POUR LES ANNÉES 18A9 ET 1850. — CONCOURS DE

M. Herpin, docteur en médecine à Genève, a envoyé, sous le titre à' Études pratiques sur le pronostic et le traitement de l'épilepsie, un ouvrage qui se compose d'abord de trenle-huit observations relatives à l'épilepsie, recueillies par l'auteur, puis d'une évaluation bien faite des diverses circonstances de ces trente-huit faits. Ces matériaux originaux servent de base à l'auteur pour donner, sur plusieurs des symptômes de l'épilepsie, des aperçus nouveaux, et pour déterminer la valeur de ces symptômes au double point de vue du diagnostic et du pronostic de l'épilepsie. Il se sert également de ces mêmes faits pour étudier et apprécier l'influence que les diverses conditions d'âge, de sexe, de constitution, ainsi que les différentes maladies ou antécédentes ou concomitantes, peut exercer sur la gravité plus ou moins grande de l'épilepsie et sur son degré de curabilité. Il étudie encore, sous ce même rapport, l'influence bonne ou mauvaise qui peut être exercée par l'hérédité, la menstruation, la grossesse, l'état de mariage ou de célibat, le degré d'intelligence des individus, leur position sociale, et enfin l'ancienneté de la maladie elle-même. L'importance du sujet étudié par M. Herpin, la sévérité de la méthode qu'il a suivie pour observer et apprécier les faits, et enfin l'intérêt de plusieurs des résultats auxquels il est arrivé, ont paru à la commission mériter à ce médecin une récompense de quinze cents francs.

L'ouvrage auquel l'Académie des sciences a accordé celte honorable distinction, a été notablement amélioré depuis le jour où il a

été soumis au jugement de cette illustre Compagnie, Des faits recueillis postérieurement ont porté à soixante-huit le nombre des observations originales qui y sont contenues. Ces cas additionnels, loin d'altérer les résultats essentiels du premier travail, leur ont apporté une nouvelle sanction. Dès lors l'auteur s'est cru en droit de modifier le tiire de son œuvre, qui n'était pas en rapport avec des conclusions positives, rigoureusement déduites d'une suite nombreuse de faits, et contrôlées par les traditions de la science interprétées avec impartialité.

Genève, janvier 1852.

ET

DE L'ÈPILEPSIE.

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