SULFATE DE CUIVIIE AMMONIACAL
tement complémentaire serait qu'on pourra en même temps prévenir les rechutes dans le plus grand nombre des cas. Sans parler de l'utilité future de ce résultat, il aura pour le moment l'avantage de fortifier la confiance dans nos conclusions sur la curabilité de l'épilepsie. Quand on a réussi à prouver par les faits qu'on peut guérir souvent cette affection, il est des personnes qui, se rabattant sur les rechutes, déclarent qu'ils ne sauraient voir de véritables guérisons là où il y a eu récidive, quel qu'ait été le nombre d'années pendant lesquelles le malade a été exempt d'accès, et quoique la rechute ait encore guéri. Mais ce dernier argument reste sans valeur, s'il est établi que les rechutes ont lieu par le fait d'un traitement incomplet et mal dirigé.
Il nous reste, pour achever ce chapitre, à déterminer la conduite à tenir chez les malades qui n'ont eu qu'une attaque ou dont les accès ne reviennent qu'à de longs intervalles, plus de six mois, par exemple. Nous n'avons pas fait figurer ces cas dans notre dernier tableau, parce qu'il n'est pas possible, pour ces faits, d'établir deux périodes de traitement. Dans les trois quarts de ces cas, il n'y a pas eu de rechute, malgré des cures peu prolongées. Néanmoins il nous paraît prudent d'atteindre , chez ces malades, au moins la quantité qui est ordinairement nécessaire pour obtenir une guérison solide dans les cas favorables, c'est-à-dire de dépasser 100 grammes, ou de faire notre traitement normal de trois mois.