TRAITEMENT ABORTIF DES ACCÈS
Nous avons promis, dans la section de Vaura^ de dire quelques mots des moyens propres à faire avorter une attaque qui commence. La possibililé du fait est attestée par un trop grand nombre d'observateurs de mérite, pour qu'il soit permis de le mettre en doute.
Quand la crampe initiale a son siège à l'extrémité d'un membre, le meilleur de tous les moyens pour l'arrêter, nous paraît être la ligature .
Chez la jeune malade de l'observation 11, nous nous sommes servi d'un bracelet qui fonctionnait parfaitement bien- nous allons le décrire pour éviter à nos confrères des tâtonnements. Il consistait en une bandelette de forte toile de deux bons travers de doigt de largeur, et d'une longueur un peu moindre que la circonférence du poignet; il était recouvert sur ses deux faces d'une doublure de soie assez épaisse. Chacune des extrémités était percée de deux œillets. Un fort lacet de soie se croisait, par son milieu, en X entre les quatre œillets; les deux bouts de ce lien, sortant parles trous inférieurs, étaient réunis ensemble par une bonne couture, et formaient une anse courte qui se cachait sous le bas de la manche, de manière cependant à pouvoir ôlre saisie avec facilité. 11 n'était pas besoin de tirer bien fortement sur cette ans{^ pour arrêter les pulsations de la radiale et engourdir la main. Les conditions de solidité de l'appareil ne doivent pas être négligées, les malades, dans leur trouble au moment de la menace, étant toujours disposés à tirer sur le lien, plus fortement que cela n'est nécessaire.