COMMUNES
NÎIIIPS
Saint-Gésaire
Milhaud
Dchaud
Bernis
Aubord
Vestric fit Candi ac •
Vergèze '
Codogna n
Aiguesvives
Mus
Gai largues
Aubais
J'inas
Gongeniés
Calvisson
Nages ......
Soulorgues
Caveyrac
Langiade
Boissière
Bisac
Saint-Dionysi
Clareusac
Saint-Cosme
Marvejols
Soimnières
Auj argues
Villevieille
Savignargues
Junas (pour mémoire)
Saussine
Saint-Hilaire
Baronnie de Montredon
Beanvoisin
Générac
Saint-Gilles
Va n vert
Le Caylar
Saint-Laurent.
Aimargnes
Massillargnes
Bonillargues
Bellegarde
Aiguesmortes
Plusieurs chapelains des maisons nobbs, telles que les Candiac, les Calvière, les Gabrières et autres.
CIRCONSCRIPTION du 1829.
NOMBRE drs pasteurs.
Pas un protestant
NOTES
Nous trouvons, en 1658, dix pasteurs de plus qu'aujourd'hui; c'est-à-dire une moitié en sus, sans compter les chapelains. Dans un autre colloque, il vient un pasteur de Saint-Étienne d'Escatte qui n'a plus un protestant. Aimargues en a fort peu. Mais tout cela ne donne point une idée suffisante du nombre.
Pour juger 'de l'importance relative des protestants en France, à cette époque ou à une époque plus ancienne, faute de documents écrits, il faut voir îeurs actes, leurs forces, leurs ressources, et la crainte qu'ils inspiraient à leurs ennemis.
Note E, page 65.
Voyez, dans les Méditations religieuses, publiées périodiquement par l'auteur, un discours sur les Mystères. C'est le premier. Ces idées y sont développées d'une manière plus systématique et plus complète qu'on n'a pu le faire ici.
Note F, page 67.
Dans une série d'articles qui ont paru dans les Mélanges de religion, de morale et de critique sacrée, dès 1820. Ces idées dominent aussi dans ma Réponse à M. l'abbé de Lamennais, qui parut en 1819.
Note G, page 112.
Un travail intéressant à faire serait l'histoire de l'Église réformée de France depuis la révocation de l'édit de Nantes jusqu'à l'édit de 87. On aurait pour secours, outre les archives des consistoires, les ouvrages imprimés de M. Court, savoir : l'Histoire desCamisards et le Patriote français et impartial; la Nécessité du culte public, d'Armand de la Chapelle, où se trouvent des renseignements précieux ; les Éclaircissements historiques de Rulhières ; beaucoup de brochures; et surtout la correspondance et les papiers de M. Court, qui se trouvent à Genève.
Note I, page 152.
Dans la plupart des affaires où la religion est intéressée, les tribunaux ont montré une grande hésitation. Il est clair qu'ils n'ont
NOTES
pas encore compris toute la portée de l'article de la Charte, et que ces mots : religion de l'État, leur ont causé plus d'embarras qu'ils ne valent. Un des principes les plus étranges émis dans ces arrêts, est celui qui motive l'arrêt rendu dans l'affaire Dumonteil, savoir : que chaque citoyen doit avoir une religion, et une des religions reconnues. Ce principe incorpore l'État dans l'Église, et inféode, en quelque sorte, les citoyens à un culte. M. de Corbière raisonnait dans le même sens dans l'affaire de Saint e-Consorce.
Le jugement rendu dans l'affaire de l'Évangile Touquet s'écarte aussi dans le même sens des principes posés par la Charte, et interdit tous les travaux critiques que l'on peut faire sur les sources du christianisme. A ce compte, par exemple, les rationalistes, qui esquivent les miracles, devraient être déférés aux tribunaux.
Les jugements rendus à Tégard des louisets, des piétistes d'Alsace, des quakers de Saint-Étienne, sont restrictifs de la liberté religieuse. Si les louisets, les piétistes ou les quakers venaient à prendre de la consistance, de tels jugements reproduiraient aux yeux de l'Europe les persécutions dont toute l'Europe a horreur, si les principes qui les ont dictés étaient appliqués d'une manière conséquente.
Méjanelet Porchat avaient donné prise à la police, en prêchant en pleine rue, et troublant par conséquent la paix extérieure, sans autorisation préalable.
On peut encore se souvenir ici de ce garde national qui ne voulut point assister à la procession. On lui soufflait à l'oreille, dans le conseil de discipline, où il fut condamné : Dites que vous êtes protestant. Mais dans un pays où la liberté de conscience est proclamée, a-t-on besoin d'être enfermé dans l'Église réformée, ou dans celle de la confession d'Augsbourg, pour avoir le droit de se refuser à l'adoration de l'hostie? C'est une chose sur laquelle chacun, quel que soit le culte de son père, peut se croire suffisamment éclairé par sa conscience et par l'Évangile, sans avoir besoin de recourir aux règlements écrits d'une Eglise existante.
Personne moins que moi ne voudrait infirmer le respect don t doivent toujours être entourées les décisions des tribunaux. Mais j£ suis bien certain que Je temps n'est pas éloigné où quelquesunes des décisions que je viens de signaler paraîtront inexplicables.
NOTES
Note J, page 181.
Extrait d'une lettre écrite au curé d'Eyguières (Bouches-du- Rhône), par M. Pin, secrétaire général de Monseigneur l'Arche vèque d'Aix, d'après l'ordre de Sa Grandeur. (Cette lettre parut d'abord dans la Revue protestante, et fut «copiée par plusieurs journaux.)
« Aix, ce <5 octobre 1824.
« Monsieur et respectable curé, je reçois commission expresse de « Monseigneur l'Archevêque de vous mander, etc.
« Vous pouvez, vous devez même assurer vos instituteurs qu'ils « peuvent continuer à recevoir les enfants des protestants, sous la « condition expresse néanmoins qu'ils leur enseigneront tout ce « qu'ils enseignent aux enfants catholiques; qu'ils leur feront ré- « citer les mêmes prières et leçons du Catéchisme, et qu'ils les « conduiront à la messe, aux vêpres, et à tous autres exercices de « religion où ils doivent conduire les catholiques. Ce n'est qu'à « cette condition qu'ils sont autorisés à les recevoir; telle est Fince tention expresse de Monseigneur. »
En adressant copie de cette lettre à l'instituteur de son village, M. le curé d'Eyguières ajoute :
« Comme cette lettre est relative aux écoles primaires , vous « voudrez bien vous conformer à tout ce que Sa Grandeur me « mande. »
Note L, page 281.
M. Soulier nous donne, dans sa Statistique, trois cent quatrevingt-douze écoles protestantes ou pensions. Il est à regretter qu'il n'ait pas distingué les pensions des écoles primaires. Comptons dans toute la France protestante quarante- deux pensionnats de garçons ou de filles pour l'éducation des classes supérieures. Je sais que ce n'est pas assez. Reste trois cent cinquante écoles primaires, pour un million d'habitants. C'est une école pour deux mille huit cent cinqnante-sept protestants. Si vous ajoutez l'obligation de séparer les sexes, c'est une école pour chaque sexe sur près de six mille habitants. En supposant à chaque école une moyenne de trente enfants, ce qui est peut-être au delà de la vérité, il s'ensuit qu'il n'y a qu'un enfant sur cent habitants qui
NOTES
fréquente les écoles. .Qu'est-ce, eu comparaison des pays où l'on compte un écolier sur sept habitants? — Ce résultat est exagéré sans doute. Parmi les protestants de France, il y a certainement plus d'un écolier sur cent habitants. Privés d'écoles de leur choix, les protestants se servent de celles qu'ils trouvent, et envoient leurs enfants chez les maîtres catholiques. La lettre de Monseigneur l'Archevêque d'Aix indique assez combien une telle nécessité doit leur paraître dure et pleine de dangers.
C'est assurément à cette cause qu'il faut attribuer l'état arriéré de la civilisation des protestants en France. Ils sont infiniment loin de leurs frères dans les autres pays de l'Europe; c'est évident. Mais en plusieurs endroits l'on dirait presque qu'ils sont au-dessous des catholiques leurs voisins. Le fait est que presque partout les catholiques ont plus d'écoles qu'eux. Ce n'est sûrement pas faute d'eu demander qu'ils se trouvent dans cette désolante pénurie.
Et puis Ton se plaint que la population des campagnes soit ignorante et repousse toutes les améliorations. Autant vaut l'ancien ministre de la guerre se plaignant qu'il ne trouvait plus assez de soldats sachant lire, pour remplir les cadres des sous-officiers, après qu'il avait violemment supprimé l'enseignement mutuel dans tous les régiments.