CAUSE ETES
. s'exprimer, dans les religions, par dés institutions na des rites. Malheureusement, le moyen S ‘affirme, - trop souvent, aux dépens de la fin, qui est de nature : prions
54 poids mort de l’accoutumance et de la tradi- . tion, hors du courant créateur et de l'inspiration qe c'est la « loi de la dégradation de * l'Energie », transférée du plan physique au plan . 32e On aurait tort d’en conclure que le prêtre et le voyant ne sauraient collaborer ; que la religion : SE et la rehgion pr ophétique suivent des voies divergentes, ou seulement parallèles, sans pouvoir se rencontrer. Les annales de l’histoire, -et le drame biblique, en particulier, sembleraient, Ë - parfois, justifier des conclusions aussi pessimistes ; . mais la vérité est plus complexe. Nous l'avons noté au chapitre précédent : les institutions cléricales sont dues, souvent, aux prophètes eux-mêmes, soucieux d’assurer à la source de montagne les canaux d’adduction qui la conduiront dans la ire, Formules, rites, liturgies, perpétuent, au moins virtuellement, l'idéal des voyants, dans - l'intervalle qui sépare deux apparitions de prophètes (car ceux-ci ne surgissent pas tous les jours). - Mais quand le prophète apparaît, et que le - conflit éclate entre lui et le prêtre, qui les départagera ? Le prophète n'est pas, théoriquement, inférieur au prêtre ; celui-ci à le pouvoir ecclé- 5 siastique, mais il n’a pas toujours l’autorité reli- . gieuse ; Or, à celle-ci, en dernière analyse, et sans conteste possible, doit appartenir le mot de la fin:
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