UN AXIOME VÉRIFIÉ ME
manière de vivre» (et de prier), «héritée de nos
aïeux », pour parler avec saint Pierre.
Sur le Nouveau Testament plane une devise révé-
où ‘se trouve l'Esprit du Seigneur, se trouve la liberté, » Le Seigneur, ainsi défini, c'est le Christ, Paul affirmait que l'Esprit de Jésus revivait en
lui, et non seulement en lui, mais dans tous les”
chrétiens, puisqu'il écrivait, parlant de ses propres disciples : « Marchez selon l'exemple que vous
sive protestation — celle des prophètes, celle du Sauveur, celle des apôtres — contre « une vaine
Jatrice où le diapason de saint Paul donne le Ja de l'ère chrétienne : « Le Seigneur, c’est l'Esprit;
donnent ceux qui marchent selon notre exemple. »
Or, si l'Esprit de Jésus inspire Les chrétiens, il inspire par là même l'Église.
Nous passons ici du domaine scripturaire dans
le domaine ecclésiastique; nous allons entrer dans
la région des institutions chrétiennes, où l’'amorphe
prend, corps, où l’indéfini prend formule. Pareille évolution n’est point contraire à l'essence du spiritualisme le plus pur, pourvu que la spiritualité
soit protégée, nourrie, intensifiée, dans les disciples.
de Jésus-Christ, par l'Église, Dans quelle mesure :
celle-ci est-elle demeurée fidèle à semblable
mission À | | | L'idée de « noyauter » le genre humain pour le
sauver, du dedans, par üne institution corporative,
par un dynamismé organique, par une inspiration
intérieure, n’était pas une idée neuve. Elle domina,
nous l'avons constaté, le drame de l'Ancien Tesfament, Rappelons-nous la formation d’un peuple
ie as es Se
} [in “bals À lil
« séparé », par l'opération religieuse de la circoncision ; celle-ci était, à la fois, un signe d'immatriculation (comme le Baptême actuel des chré-
|: tiens) — et une {incorporation solidariste à une société sacrée (telle la Communion chrétienne), mais sur le plan nationaliste et ethnique. Dans un | pareil système idéologique, la procréation était exaltée au niveau des « moyens de grâce »; la génération corporelle, transfigurée, participait en quelquè manière à la vertu des deux sacrements de la Nouvelle Alliance. - 1 D'autre * part, l'Ancien Testament avait préparé , l'économie chrétienne de l’église par | une voie, non plus raciale, mais prophétique. Que signifiait, en ses répercussions transcendan- 4 tales, le sommaire de la Loi? Le commandement : | « Tu aimeras Dieu », haussait la personnalité au- | dessus d’elle-même, et l’immortalisait, en l’introduisant dans la société de l'Éternel. On retrouve cet aspect de la réalité dans le baptême, qui est, en son essence, le sacrement de l’individualité. C'est bien ce qu’indique le « nom de baptême » donné au néophyte ; car le nom était l’expression mystique de la personnalité cachée. Le deuxième commandement : « Tu aïmeras ton prochain », tendait à mettre en relief la fraternité substantielle, d’abord des camarades ou coéquipiers, dans le domaine cultuel et politique ; puis des frères en. humanité, fils du même Père. Le deuxième com- L mandement contenait le germe du sacrement de la solidarité : il pointait, comme l’aiguille aimantée, vers un pôle magnétique : la table de communion.
tt. à 4 ones
Er PT