‹ Du protestantismeChapitre 25 sur 85 · * UN AXIOME VÉRIFIÉ · texte numérisé non relu

* UN AXIOME VÉRIFIÉ

A laquelle des deux tendances de l'Ancien Testament, la rituelle et la prophétique, l'Eglise chrétienne s’est-elle rattachée pour se définir ellemême ? Elle ne s’est point posé ce problème abstrait. Elle fut la réalisation concrète, et l’application surnaturelle, de ce principe du Seigneur : « Je suis le Cep, vous êtes les sarments. »

Ceci est le sacrement fondamental, le vrai, . l'unique sacrement spirituel, dans l'Eglise. Au service du Royaume de Dieu, but suprême, il tendait à remplacer le rite et la race (qu'Israël exaltait) par la régénération en Jésus-Christ. Et quels étaient les signes de cette nouvelle naissance ? D'abord, la foi au message du Sauveur: Credo.. Le «symbole» des croyants, préservateur de l’hérésie, était récité par les adultes au moment de leur baptême.

Ensuite, la fidélité à la famille du Sauveur : Amo. La communauté morale, sociale et religieuse des participants à la sainte Cène, préservait du schisme. | Parvenus à ce point de l'exposé historique, nous sommes en mesure d'affirmer que l'Église évangélique s’est cristallisée autour de cet axiome, virtuellement exprimé : Le spiritualisme chrétien est.une « spiritualité » morale, fraternelle et mystique. A l'appui de notre thèse nous examinerons les * deux questions suivantes : Qu'est-ce, aujourd’hui, qu'un disciple de Jésus-Christ ? Comment le devient-on ?

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