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Résumé. — Cette observation est lement inté-
ressante à à plusieurs points de vue. Elle montre d'abord la
nécessité de ne conclure à un -Prurit essentiel, malgré un
appareil génital sain, qu ‘après avoir éliminé toutes les
causes de prurit. Elle nous apprend, en outre, qu'après une
première crise de prurit, la vulve semble avoir été sensi-.
bilisée et ne supporte plus les eaux de toilette ou les anti-
septiques qui ne provoquaient aucune réaction antérieu-
rement. La seule cause prédisposante au prurit en ne ral, est, ici, la nervosité de la malade.
ES
OBSERVATION V (personnelle)
| Sxpitnas ET BumvornGTe ANCIENNES
Emilienne L..., 27 ans, bonne, vient consulter pour per-
tes abondantes et « boutons » datant d'un mois environ.
Rien de particulier dans les antécédants jusqu'à l’âge .
de 2? ans. .
A cette époque, pertes abondantes avec prurit qui ont
duré 2 à 3 mois ; soignée à Lariboisière, on lui ordonne
des injections au permanganate qu'elle prend de façon très irrégulière, cessant dès que les pertes ont diminué et que le prurit a disparu.
En mars 1912, chancre de la vulve, roséole, plaques vulvaires et buccales. On ordonne à l'hôpital St-Louis, de la liqueur de Van Swieten ; soins très irréguliers, la malade prend ses pilules de façon très intermittente.
Depuis 1907, les pertes ont continué avec des accalmies et des recrudescences, mais le prurit n'a duré que pendant les deux premiers mois environ.
RE
x MERE Lee
Depuis; six semaines, les plaques muqueuses de la vulve
ont pris une extension considérable et le prurit a réapparu, ce qui amène ae nouveau la HAN à l'hôpital St- Louis. AGE La
12 janvier 1913.
verbe d'énormes ne a Dites s'étendant jusqu’à l’anus. Une sécrétion abondante jaune couvre toute
la lésion, tache abondamment le lin ge le face interne des deux cuisses est profondément irritée, rouge sur une hau-
teur de 10 à 12 centimètres.
La malade refuse hospitelisation.. abs conseille
M AIOTS Eee | LUE
1) Injections au permanganate de potasse à 1 pour 4000,
2 fois par jour.
2) Badigeonnages au nitrate d'argent au 450, 2 fois par:
semaine,
3) Injections d’ huile grise, la hate ne pouvant se sOUmettre aux injections solubles quotidiennes qui prendraient trop de temps, ni aux injections de Salvarsan qui nécessiteraient son entrée à l'hôpital. ES
Elle ne paraît pas être intoxiquée et bien que la nourriture soit parfois défectueuse, 1 l'état général paraît bon ;
“un peu de constipation, mais les soins locaux d'hygiène ke
plus élémentaire manquent totalement. | Février 1913. malade a eu 3 injections d'huile grise et à pris ses injections de permanganate ; les lésions.
locales sont déjà modifiées, mais bien loin d’être guéries ;
le prurit a diminué dès les premières injections vaginales. Examen des organes génitaux internes : Col utérin : volumineux, rouge, lèvre postérieure doublée de volume ; en ectrapion, glaires au niveau de l’orifice. : ENENE Utérus un peu gros, rétrofléchi, rétroversé.
Annexes : rien à gauche ; à droite, ovaire sensible à la: pression, un peu augmenté de volume.
Nous n'avons plus revu la malade.
Conclusions. — Prurit de cause toute locale qui, nous. en sommes persuadé, aurait guéri facilement si la malade.
avait consenti à se soigner jusqu’à la guérison de ses lé- : sions vulvaires. Son amélioration si rapide montre le peu
de ténacité du prurit dans ces cas où l’état général n’inter-. vient que pour une partie minime.
OBSERVATION VI (personnelle)
PRURIT AVEC SYPHILIDE
Noémie Ch..., 36 ans, blanchisseuse, vient consulter à: l'hôpital St-Louis, pour un prurit vulvaire datant de 15.
jours.
Rien à noter dans ses antécédents. 3 grossesses norma--
les, sans prurit pendant leur évolution, mais éthylisme et
caféisme. (Par jour plusieurs tasses de café — 1 litre de-
vin et du rhum de temps à autre). /
Les crises de prurit ont débuté il y a 15 jours, au moment des dernières règles ; elles siègent surtout au niveau des petites lèvres et surviennent par crises durant seulement quelques minutes ; soulagées par le grattage, mais très fréquentes ; elles ne troublent pas le sommeil. La miction produit une cuisson au même niveau depuis 5 à 6 jours.
A l'examen, les grandes lèvres sont tuméfiées, rouges
et cachent complètement les petites lèvres ; ni pigmentation, ni lichénification.
En écartant les grandes lèvres on aperçoit trois plaques
muqueuses : l’une sur la face interne de la grande lèvre: