‹ Du Prurit VulvaireChapitre 30 sur 43 · PRURIT MÉDICAMENTEUX · texte numérisé non relu

PRURIT MÉDICAMENTEUX

Marie P..., 35 ans, vient consulter pour prurit vulvaire | datant de Ra semaines.

Le taché.

Aucune particularité dans les antécédents.

A eu deux grossesses normales et une fausse couche de 8 mois.

Règles régulières, un peu douloureuses, Tab un an environ, caillots de sang et pertes plus abondantes. Pas de pertes blanches habituellement ; pourtant, depuis une quinzaine de jours, la malade a vu des filaments glaireux dans l’eau de ses, injections, mais son linge n’est jamais

Elle se souvient avoir eu autrefois du prurit vulvaire de façon toute passagère et ne saurait dire si c'était pendant .

| une grossesse.

La malade n'est pas intoxiquée ; elle ne boit ni vin, ni thé, ni café, ni liqueurs, mais elle est très nerveuse.

Les crises de prurit ont débuté il y a trois semaines ; elles surviennent 3 à 4 fois par jour, très intenses, appelant irrésistiblement le grattage ; la plus forte est celle du

soir, au moment où la malade se met au lit. Les démangeaisons siègent non seulement sur la vulve mais sur le pli génito-crural ; la face interne des der cuisses. Légère cuisson à la miction.

CNT y a huit jours, la malade ne pouvant venir nous voir, nous avait demandé un conseil, bien difficile à donner sans examen. Pourtant nous lui avions ordonné simple- . ment des injections tièdes 3 fois par jour avec de l’eau de camomille et des lotions chaudes, 16 soir, au moment des fortes crises.

Lorsque nous l’examinons, rte prurit a déjà diminué ; la face interne des cuisses n’est plus prurigineuse ; mais les démangeaisons sont devenues, dit-elle, « plus profondes » et siègent surtout à la face interne des grandes lèvres et au niveau du vestibule.

À l'examen, nous trouvons, sur la face interne des cuisses, une zone pigmentée s’avançant de 12 centim. environ LES du pli génito-crural, sans lichénification ; les

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grandes et les petites lèvres Héésdhtonte ces dernières Surtout, une rougeur vive qui s’accentue en avant au niveau du capuchon du clitoris. Méat normal. Utérus de volume normal, est en antéflexion et antéposition : < le col regarde directement le cul de sac postérieur. Aucun HA Ovaires sains. +

Rien donc, dans l'examen de l'éppar@M génital, qui est est normal, ne vient expliquer le prurit. Nous cherchons

‘ sans succès une cause périgénitale. Enfin nous apprenons

que depuis fort longtemps la malade ajoute à à l'eau de ses injections, une petite quantité d'une eau de Cologne pour friction, peu alcoolisée. II y a un mois, manquant : de cette eau de Cologne, elle la remplaça pendant plusieurs jours. par une solution mentholée qui lui avait été ordonnée pour fumigations et dont voici la formule :

Tetubuie d’ LEnealptns AR EPA AU 7 50 gr. 2 Menthot serre es ARR

puis par une eau de cologne beaucoup plus forte que celle qui servait antérieurement.

Nous supprimons toute eau de toilette et nous prescri-

vons des injections uniquement à l’eau de camomille. Lo. es

calement, pâte de zinc à l’ichtyol.

Très rapidement il y a amélioration, puis disparition

du prurit. Mais deux mois après, alors que le prurit avait. totalement disparu, la malade abandonne les injections

de camomille pour reprendre des injections parfumées, ou antiseptiques (giraldose — sublimé — permanganate),

à doses normales. Immédiatement le prurit reprend, avec

une grande intensité ; lorsque la malade revient nous voir, nous trouvons de nombreuses excoriations sur les

grandes et petites lèvres. Nous prescrivons de nouveau.

des injections de camomille et une pommade au ae la malade n'ayant plus été soulagée par la pue ichiyolée. En 8 à 10 jours le prurit cesse.

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