‹ Du Pyothorax Sous-PhréniqueChapitre 10 sur 19 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Une fois le diagnostic bien établi et confirmé par une ponction exploratrice, un seul traitement s’impose : l'évacuation immédiate du pus: Mais quelle méthode convient-il de suivre? Les uns recommandent de ponctionner le diaphragme par la voie pleurale ; d’autres évitent soigneusement ce muscle et n’incisent qu'au dessous de ses insertions. Cette dernière méthode paraît donner des résultats plus favorables ‘en évitant linfection de la pa et la formation d’un pneumothorax. | |

Scheurlen: pratique la éection vtr dans une rite d'au moins 5 centimètres pour avoir un champ d’opération suffisamment large ; il choisit les régions les plus déclives de la collection afin d'assurer au pus un écoulement facile et éviter la production d’un pneumothorax pendant l'opération.

Dans le cas où il existerait une pleurésie séreuse concomitante, il deviendrait nécessaire de pratiquer une ponction différente pour chaque collection ; en cas dempyème, une seule et même incision pourra suffire.

Une fois la cavité vidée de son contenu et désin-

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fectée, dans la mesure du possible, par un lavage antiseptique des plus soigneux, on pratiquera le drainage avec des drains de caoutchouc, de 25 ou 30 centimètres de longueur ; car il importe d'éviter l’enkystement du pus dans les anfractuosités. Tous les jours, des lavages antiseptiques seront-pratiqués pour aider lécoulement du pus et désinfecter la cavité.

Scheurlen préfère à cette pratique le tamponnement de la cavité:avec della gaze iodoformée, il préviendrait ainsi, mieux que ‘par le drainage, laccolement ‘des parois de la :cavité et: la formation de collections enkystées. Avec quelques sn les: PRIMES d'intoxication sont facilement évités.

‘Dans les ‘deux cas qui bai sont person, ie a obtenu par ce moyen :des résultats très satisfaisants.

Dans certains cas, sile pus s’évacuait difficilement, il y aurait sans doute dieu defaciliter son issue ie: une ou plusieurs contre-ouvertures. )

Il va sans diire'que, pendant toute !la durs du traitement, on idevra soutenir les forces du malade par tous les moyens possibles. Lia médication tonique est ici tout indiquée. On insistera sur le vin, l'alcool, le quinquina, en même temps qu'une alimentation substantielle activera Ja nutrition. L’influence lbienfaisante de ce traitement ne tardera pas à se faire sentir, et souvent le succès viendra couronner ces efforts. à ‘ y

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