‹ Du Pyothorax Sous-PhréniqueChapitre 13 sur 19 · NES · texte numérisé non relu

NES

haut on rencontre un thorax immobilisé. On porte le diagnostic de pyothorax sous-phréniquè produit par un ulcère Stomacal ct ayant déterminé secondairement une pleurésie gauche. Lavage antiseptique de la cavité.

On introduit dans l’abcès et dans la cavité pleurale un drain de 19 centimètres.

L'opération a duré en tout vingt minutes. La douleur dans lhypocondre gauche et les phénomènes fébriles ont disparu immédiatement après l'opération.

Les jours suivants, la température oscille entre 38° ei 3%, le 10 décembre, quatorze jours après l'opération, elle était devenue normale.

L’état général s'améliore rapidement. Appétit excellent. Pansement tous les jours. La sécrétion diminue journellement. Le 1% janvier 1889, le drain sort de lui-même. Le poumon gauche fonctionne normalement, sauf qu’il est un peu plus haut que d'habitude, il est manifeste aussi que le diaphragme se meut du côté gauche.

La malade peut être considérée comme entrant en convalescence.

Le 11 janvier, après trente-un jours d’apyrexie, frisson violent : la température s'élève à 40° 5. On trouve de la matité au-dessus de l’ancienne plaie et la ponction ramène du pus.

Onrésèque 5 centimètres de la cinquième côte et on rencontre dans la plèvre un petit abcès encapsulé contenant de trois à quatre cuillerées de pus sans odeur. On constate en même temps en haut une adhérence totale du poumon avec la paroi thoracique.

13 et 17 janvier. — Nouveaux frissons, sans fièvre.

20 janvier. — Symptômes de péritonite généralisée.

Mort le 22 janvier, cinquante-sept jours après la première opération.

Martin. 8

Attopsie: — Le:diaphragme-remonte à-droite- au niveau de la-quatrième: côte-etià gauche: au niveau: dela cinquième: Toute-laicavité péritonéalerest: rase d'un: | got liquide très épais. |

La partie supèrieure de:la' rate est'soudéeau disohsrrm: on y trouve un abcès enkysté de la: Ep d'un es de poulé et'rempli d’un: pus épais.

En haut, cet abeès remonte jusqu’à la partie: supérieure de la rate et ses parois sont gangrenées:

Ace niveautexiste une communication avec un‘abcès de la grosseur d'un œuf! siégeant entte: le: pancréas et l'intestin. Cet abcès s'ouvre manifestement dans le péritoine:

Dans les dèux: reins, vestiges d'anciens infarctus; dans l'estomac; au niveau de la petite courbure; grosse cicatrice étoilée de la largeur d’une-pièce de deux francs.

Poumons/normaux. La nlèvre viscérale est complètement soudée à la-plèvre pariétale:

Voici de quelle façon Scheurlen interprète ce cas remarquable::.« La. cause, de la maladie, dit-il. fut, à n'en pas douter, l’ulcère. de l'estomac, mais par un mécanisme moins direct que nous l’avions pensé, puisqu'au lieu de rencontrer une perforation, nous nous trouvâmes, à l’autopsie, en présence d’un vieil ulcère cicatrisé. De cet ulcère ont dû partir les infarctus des reins et de la rate. L’ulcère et les infarctus des reins guérirent, l'infarctus de la rate entra lentement en suppuration; son ancienneté nous fut démontrée par l’induration de ses parois.

« L’abcès. se. rompit le 19 novembre, entourant la rate d’une atmosphère purulente.

BUT. +: PR « Grâce à l'opération, le‘pus'fut évacué au dehors ; mais, malgré le drainage, on ne‘put empêcher l’adhérence de la rate avec le diaphragme. Ainsi se forma un troisième abcès dont la rupture produisit la péritonite généralisée. »

OBSERVATION III (Résumée).

Abcès gazeux sous-phénique; Opération; Guérison. (In thèse Ramadan).

Hôpital Andral, salle des femmes, lit n°8, 88 ans.

Rien à noter dans ses antécédents héréditaires.

Douleurs stomacales depuis trois ans. Une hématémèse très abondante, accompagnée de melæna.

Après un traitement d’un mois à Lariboisière, elle peut se remettre au travail.

Il y a six semaines, elle eut de nouveau des vomissements, de l'inappétence et des crises d’étouffement qui se terminèrent un jour par une hématémèse de moyenne intensité. Pas de melœæna.

Régime lacté.

45 août. — La malade est entrée hier à l'hôpital Andral.

C'est une femme amaigrie, d'aspect souffreteux, qui se plaint de douleurs très vives dans le dos et au creux épigastrique. Ces dernières sont si vives qu’elle ne peut se redresser.

Elle vomit tout ce qu’elle prend, même le lait.

Estomac tendu, ballonné, sonoré. Rien d'anormal dans le thorax, ni au cœur, ni aux organes génilaux.

Régime lacté.

Lasip0se

24. — L’estomac est toujours distendu par des gaz. Tympanisme épigastrique exagéré.

Foie légèrement abaissé. Rate normale.

Lavage de l'estomac. Il ne s'échappe pas de gaz et le ballonnement persiste. ;

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