DEUXIÈME PARTIE
Dans cette deuxième partie nous devons étudier l’application des principes généraux, sur lesquels nous avons tout d’abord fixé notre attention, aux cas particuliers qui s'offrent dans la pratique chirurgicale.
Sans doute, ces cas divers peuvent et doivent modifier un peu les procédés pour bénéficier des avantages qu’ils donnent, mais le principe reste le même, et l’ostéotomie est toujours soumise aux mômes règles générales.
Déjà nous avons, dans l'introduction de ce travail, énuméré rapidement les déformations nombreuses qui nécessitent la diérèse ostéotomique. Chacune d’elles, pour être bien comprise dans le sens opératoire exact, devra être l’objet d’un chapitre spécial.
Nous étudierons donc :
1° Les déformations qui portent sur les diaphyses.
a . Cals vicieux.
b. Courbures rachitiques.
c. Courbures de causes inflammatoires.
2° Les déformations qui portent sur les articulations.
a. Ankylosés du membre supérieur.
» du membre inférieur.
b. Genuvalgum.
c. Genu varum.
Qu’on ne s’attende pas à voir, après chacun de ces chapitres que nous venons d’énumérer, une comparaison de l'ostéotomie avec les autres méthodes. Faisant au contraire abstraction de tout autre moyen curatif, nous ne jugerons que l’ostéotomie en elle-même et dans ses diverses modalités.
C’est plus tard seulement, dans la dernière partie de ce mémoire, que nous croyons devoir présenter les considérations qui nous permettent de porter un jugement sur la valeur de l’ostéotomie comparée aux autres méthodes.
Nous voulons donc, sans parti pris, étudier ce que nous a permis de réunir la lecture des monographies publiées jusqu’à ce jour, voir quels résultats donnent les observations recueillies dans les journaux et celles que plusieurs chirurgiens ont bien voulu nous communiquer.
Avec tous ces matériaux, nous pourrons plus tard conclure ou du moins exprimer l’opinion qui nous semble la plus juste en présence d’une question aussi sérieuse que celle de l’ostéotomie.