C, civ. allem,, art
de la jouissance des biens de la femme a été jugé le meilleur moyen d'obtenir la participation de celle-ci aux dépenses du ménage ; on l’a trouvé plus simple que la fixation de la part de la femme à une quote-part de ses revenus. On en a cependant reconnu l'injustice ; pour y remédier, on a dû admettre l’existence des biens réservés, création à laquelle on tenait beaucoup, mais procédé encore insuffisant pour le régime légal, comme on le verra.
2° Sur un principe de séparation de biens absolue quant à la propriété qui se manifeste pendant le mariage par la différence des pouvoirs du mari sur ses biens et sur ceux apportés par la femme, et dans le passif où les apports de la femme ne répondent pas des dettes du mari, les créanciers de celui-ci n’ayant action que sur ses propres et les revenus des apports dans la mesure où ils ne sont pas nécessaires à l'entretien du ménage (1), où les créanciers de la femme ne peuvent poursuivre que ses biens réservés et dans certains cas seulement ses apports, pour les dettes antérieures au mariage et pour celles contractées pendant le mariage mais avec le consentement du mari c’est la séparation de dettes consacrée ;
La séparation se manifeste encore à la dissolution du mariage, où chacun reprend ses biens sans qu'il y ait lieu à un partage quelconque (2) : ce régime est