‹ Du Régime Matrimonial Légal à AdopterChapitre 28 sur 54 · Code civ. all,, art · texte numérisé non relu

Code civ. all,, art

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réserve d'office pour la femme certains biens, notamment ses objets de travail, ses gains et salaires ; et c’est une objection qu’on peut aussi faire à la séparation de biens, cette mesure est-elle réellement à l’avantage de la femme ? Il semble que ceux qui en réclament l’adoption envisagent l’époque où ce sera la femme qui fera vivre le ménage et lui vaudra par son industrie les plus riches bénéfices, comme prochaine. Du côté socialiste, du socialisme masculin, on ne partage pas les mêmes illusions ; on continue à croire que d'ici à quelque temps du moins ce sera encore le mari qui neuf fois sur dix fera fortune dans le ménage et on n’a pas été sans se préoccuper de la situation faite à la femme, qui entrant sans un sou vaillant dans le ménage, et n'ayant à la mort du mari à retirer de l’association conjugale que la misère, alors que le mari aurait gagné l’aisance, serait à la merci des enfants. C’est ce que le parti féministe appelle pour la femme conquérir l'indépendance. Pour ne pas lui causer de préjudice, pour rester dans les limites de la justice, on a dû lui accorder un droit sur la succession du mari.

Le principe du système de la communauté d’acquêts n'est-il pas plus juste et plus simple?

Plus juste: « Comment n’a-t-on pas vu, dit M. Menger, que dans les ménages qui exploitent un petit commerce ou une modeste industrie, la femme tra-

vaille presque autant que le mari. Et en tous cas n’est-

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