TurGron. Le féminisme, t. II
le mariage sera une association, tant qu’il sera prééré à l’union libre, il lui faudra une cohésion qui suppose une hiérarchie, une force d'unité qui suppose un chef. Que ce chef soit le mari ou la femme, peu importe, mais ce sera forcément l’un des deux. Ilest naturel de garder à l’époux la puissance maritale sauf à garantir la femme contre les excès qui peuvent en résulter (1). »
Nous avons déjà reconnu combien excessif était le système du Code qui refuse à la femme tout contrôle sur l'administration du mari, la tient à l'écart de toutes ses opérations et laisse en réalité toute latitude au mari pour ruiner la communauté sans qu’il soit possible à la femme d'intervenir, si ce n’est par cette mesure si grave de la demande en séparation de biens. « À la ruine de cette prétendue communauté sur qui elle n'a pas plus de pouvoirs qu’une étrangère, à l'effondrement de ses plus légitimes espérances que dans sa naïveté de jeune fille elle avait basées sur la vie à deux, la femme assiste les mains liées, et je ne connais pas de spectacle plus navrant que son désespoir impuissant, si ce n’est celui des efforts inutiles et timides qu'elle tente pour se sauver du naufrage.»
C'est bien qu’atténué cependant encore le système de l’ancien droit qui est consacré : « Le mari est
seigneur et maître des meubles et conquêts immo-