‹ Du Régime Matrimonial Légal à AdopterChapitre 45 sur 54 · Pothier, De la communauté · texte numérisé non relu

Pothier, De la communauté

rité des faits, c’est-à-dire la femme associée du mari etagissant comme telle en son rôle domestique sauf à s’obliger aussielle-mème envers les tiers avec qui elle a traité.

C’est en cette qualité d’associée qu’elle devrait être considérée contracter pour diriger le ménage commun. Elle est ainsi bien dans son rôle de compagne, on devrait même proclamer qu’elle l’exerce comme sa fonction propre dans l'association (1).

Ce droit propre de la femme à diriger le ménage, l’ancien droit l’admettait, Lebrun le confirmait en disant. « Tant qu’il n’y a pas preuve de mauvais usage on condamne le mari à acquitter les notes des marchands qui ont avancé des choses nécessaires pour la subsistance et l’entretien du ménage, la femme étant réputée « procuratrix » pour telles emplettes (2).

Reconnaître ce droit propre de la femme à diriger le ménage, ce serait permettre la suppression de s0lutions peu logiques admises par notre code en ces matières d'administration par la femme au cas d’absence ou d'incapacité du mari, ce serait aussi relever de façon sensible la condition de la femme, mais on devrait encore lui permettre un contrôle plus efficace

sur l’administration des biens par le mari. Celui-ci

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