I. JoDSDiiN. Voilà le coup de langue
1°" Jourdain. El TOtre père n'était-il pas
xliand aussi bien que le mien? a
:'est la voix même du bon sens que les
imcs savent si bien exprimer au foyer de
amiile, et qui fait de toutes les mères au-
5 de leurs enfants et de leurs maris, les
losilaires des traditions de rcclilude mo-
t, de droiture, de réserve, de circonspec-
1 dans la sociclé.
if. Jourdain y résiste cependant, et s'é-
' Peste soit de la femme! elle n'y a jamais nqué. Si votre père a été marchand, tant pour lui ; mais, pour le mien, ce sont des lavisés qui disent cela. Tout ce que j'ai à is dire, moi, c'est que je veux avoir un idre gentilhomme. •
lovielle a changé de carrière. Au siècle de liùrc, il aimait la fille de M. Jourdain ; aurd'hui il n'en aime que la caisse, et la ques-
I d'argent passe avant l'amour : il s'est fait ricant d'armoiries; il lient étalage de parimins el de brevcls de geDlilhomme. Comnl inOrmer ses Icmoignagcs adultérés sans iTÎr de minulieuses enquêtes, sans envoyer i commissions rogatoires en Suisse, à Nas, en Hollande, à Varsovie, en Russie, el iqu'à Vile de France, pour le convaincre do isseté ?
II sérail plus facile d'acLcTerle cadastre, de mettre au courant des mutations ou de faire ic irréprochable péréquationdos impôts, que
charger des magistrats, auSsi occupés que u rélribiiés, de prononcer contre la mullidc de gens de qualité qui ont dépecé leurs tes en plein Yosgicn. Combien n'en conlissons-nous pas qui sont devant la voilure
leurs valets derrière, sans que l'on ■ com- «nne pourquoi ils ne sont pas derrière el urs laquais devant I Et lorsque la justice, ni a cependant le droit de s'enquérirde beau-
ns des grands rochers à pic où les oiseaux proie ont peine h vivre.
'ourquoi nous priver de ce spectacle ? Que lublic s'en amuse, rien de mieux ; mais s l'on s'en fdclic, que l'on appelle contre . usurpations inoITcnsives les rigueurs de ■liclc 239, nous ne le comprendrions pas.
las ! il est assez de méfaits qui ne sont pas luis dans le Code pénal , que l'administran judiciaire est acluellemenl jmpuissanle Tapper et que l'on devrait poursuivre avant iborder un ordre de délits dont la perpélran ne troubla pas les familles et n'excite e des sourires.
Ces blasons de circonstance, ces armoiries hémères, ces symboles de noblesse, ees sies héraldiques, ces particules étonnées, ces nominations pittoresques, ces qualiâcalJons Mes, nous les aimons; nous demandons 'on les garde, qu'on les laisse crollre et mut- - 'lier comme les pâquerettes dans les prai- ■s, parée que ces consonnances hjperboli- Ës sont réjouissantes à enlendre, et que ir anobli de ceux qui les portent avec la mponctioa d'un séminariste entrant dans
ïenir là, altendu que les litres scraienl force, si une grande fortune, immuable CM eux, n'y était pas ailacliéc. L'Iiérédilé d pairie, sous le nom de Sénat, la iransiai^r lité d'un rieho patrimoine, de m&le en d et par ordre de primogéniture, dériïeni k ment de la transmissibililé d'une dislint aristocratique légalement consacrée, d' que nous prouverons bientôt.
Que devient dans ce .système le princif régalil4, qui forme les assises de noire »> civile? il est oblitéré. Que devient cette à si chère à la France, en vertu de laquelle les enfants ont un droit égal à la succe patrimoniale? elle est méconnue. EtceiU position de la loi, qui astreint. tous les leurs à désintéresser leurs créanciers, peine d'encourir des poursuites îdeati qu'est-elle? une lettre morte pour les pi seurs de biens nobles.
'~es personnes qui réclament le- lélablisse- Dt légal de la noblesse trouvent dans sioirc du premier Empire un précédent isiderable -, elle excipent étourdiment du latus-consulle du ii uoùt -1806, sans comndrc qu'elles dépassent leur but actuel, car >t préciscmeut ce sénalus-consullc qui a du aux majorais une existence légale en nce. Mais une mesure que fon propose s ces auspices se présente avec de telles nce de suecès, qu'il faut remonter aux 'enirs évoqués etrelracer les circonstances milieu desquelles le vainqueur d'AustcrIitz ait adoptée.
■a vie gouvernementale de Kapolcon I" so ^ en deux périodes bien distinctes, et que
nos adversaires confoadenl trop quand i parlent de cet liomme eilraordinaire. La pr mière'est celle du consulat-, elle commem au ^8 brumaire (9 novembre ^99], et iinil la proclamation de l'Empire [iS mai -1804). ) seconde commence avec l'Empire et se termii par la célèbre grotestation écrite à bord d BelléTophan, le 6 août -1813.
A la première époque se rallacbent le Coi civil et le concordat; l'aQermissement de m frontières légitimes du RliiD et des Alpes: I légion d'Lonneur ; la paix d'Amiens; l'organl
taire, naval, Gnancier, colonial, religieux, politique, littéraire et social, le génie du Premier Consul s'est manifesté avec une admirable puissance. Cette phase de sa vie est la moins bruyante et de beaucoup la plus féconde. Sa politique au dedans et au dehors est ceHe d'un demi-dieu, car il remplissait alors le rôle glorieux de Washington, et s'il Teût toujours rempli ainsi, on lui élèverait des autels d'un bout à l'autre du monde ; des louanges en son honneur monteraient au Ciel comme pour le Rédempteur du genre humain.
Après avoir plané sur ces sublimes hauteurs, Napoléon s'est fait empereur. A celte seconde phase de sa vie gouvernementale se rattachent le Code pénal, le Code de procédure civile, le Code de commerce, le Code d'instruction criminelle, le Tarif civil, la Cour des comptes. Ici encore nous retrouvons les vastes horizons de ce beau génie ; avec lui rien ne pouvait ôtre mesquin. Mais quelle différence entre ces fondations et celles du Consulat! D'un côté, les tendances sagement démocratiques réglèrent souverainement nos destinées ; de l'autre, les tendances aristocratiques les remplacèrent»
n y parut dans le rëlablisscment légal de noblesse et des majorais.
Sous ce nouvel nspccl, 'les dates onl ui importance décisive, à cause des rnpproch ments qu'elles suseiterool dans l'esprJi di lecteurs intelligents.
Le 30 mars ^80C, les Étais vénitiens mi réunis au royaume d'Italie. Érection en du elles, grands liers de l'empire : de la Dalmalir du Frioul, de Cadorc, de Bellune, de Coat gliano, de Trévise , de Feltre , de Bassano, ib Viccncc, de Padoue, de Rovigo.
Leur inveslilure est réservée à l'Empereuri pourvus de revenus considérables , ils sewi' transmissibics hércdilairement de mâle (i mâle, par ordre de primogéniture. S'ils s'fiMgnent, réversibles âla couronne. La crcaiiin d'une noblesse, la restauration des m^^oniLs et, par conséquent, du droit d'atnesse, ft lient étroilemont dans la pensce de l'Emiic-
Le raéme jour, le maréclial Berthier rc;' la principauté de Neufcliâtcl en toute somrrainelé, avec le titre de prince et duc.
Massa et Carrara, réunis à In princîpault
— Sade Lacques, forment un duché grand^fief de
r Empire.
De Parme cl de Plaisance, on fait trois duchés grands-fiefs.
Le maréchal Murai reçoit la souveraineté des duchés de Clèves et de Berg, avec le titre de grand-duc de Berg.
La princifmuté de Guasialla est donnée en toute souveraineté à la princesse Borghèse, veuve du générai Leclerc, sœur de TEmpereur.
Le prince Joseph Bonaparte est nommé roi de Naples et de Siciles.
^juin -1806. Le prince Louis Bona^parte est nommé roi de Hollande.
La principauté de Ponte-Corvo , érigée en grand fief ^ est accordée au maréchal BernadoUe.
La principauté de Bénévent, dito , à M. de Talleyrand.
^2 juillet -ISOG. Traité attribuant h PEmpereur le titre de protecteur de la Confédération germanique.
iner une seule sans les condamner toutes:
lËme main qui a signé le décret du 30 mars 6, devait signer celui du 6 juin 1808. Ce qui s plait , même dans les erreurs du Grand nme , c'est qu'elles procèdent d'une idée pie, qu'elles ont un cachet de vertigineuse aliOQ. C'est un Titan. Le. jour où il a reslilué la noblesse, il a distribué des counes, sachant bien qu'il n'est pas plus icile de donner des tr6nes que de créer une 'locraiie, et qu'il devait reconstituer les jorals en reconstituant la noblesse, 't de cette gigantesque entreprise qu'est-il é'> lin souvenir immortel, de salutaires eignements sur les limites imposées parla ure des chosesà la toute-puissance, çt quel- !S vérilés bonnes à rappeler.
Ne nous faisons pas illusion sur de sévèvérités, dit un illustre commenlateur, tout l des hommes pour éterniser les maisons mpflchepas Dieu de les ruiner; c'est ce que 1 a TU à une époque où les institutions ient plus stables que de noire temps. Les •stiiutions, d'ailleurs, n'ont jamais empêi les dettes, l'inconduite et le mépris qui
< engagements civils et commerciaux, ne iroe pas au profit des mœurs publiques el l'Iionneur national ? »
>i tous les majorais étaient éteints, on ne Tait plus de lils de famille dans l'abondance, ant largement des produits de terres que H ne peut ni aliéner ni hypothéquer en face créanciers aux abois.
Rétablir les majorais , comme on y sera inlliblement conduit si l'on restaure Tarlicle 9 du Code pénal, qu'est-ce donc ? c'est rainer le priiilége des terres, la division des :n5 en deui natures : celle des biens nobles celle des biens roturiers. Nnl ne pouvant ncevoir le privilège des distinctions de race ns le privilège des biens, il résulte qu'en ndanl une existence légale à la noblesse, on ■■fTH lui rendre la faculté des substitutions et laUir riiérédité d'une partie des fondions gislatives : on fera des terres et des familles ivilégiées placées au-dessus du droit com- UD. Et comme il est plus facile d'iicriter de fortune d'tin homme que de son courage ; ■ ses titres que de ses vertus; de ses préju- *sque de ses talents, le hasard de la nais-
Tiendront ceux qui d'odI que leurpropre g^éuie pDur se recommander ?
Décrétez d'abord que la capacilé de tel admiaistrateur , l'intégnlê de le! magistral, le courage de tel officier, se retrouveront au nÊme degré dans leur descendance de mâle en mdle, par ordre de primogéniture, el la iTansmissibilité des distioctions accordées & ce juge, à ce fonctionnaire, à ce soldat, dérivera de la nature des choses.
t La noblesse héréditaire, disait l'un des I lamelh à l'Assemblée constituante, le -19 Juin 4790, cboque la raison et blesse la véritable 11berlé-, il n'est point d'égalité politique, il n'est painl d'émulation pour la vertu , là oil des citoyens ont une autre dignité que celle qui est attachée aux fonctions qui leur sont confiées, une autre gloire que celle qu'ils doivent à leurs actions. ■>
Sophistes , qui cherchez dans nos archives nationales des arguments inattendus , des armes inconnues, afin d'ébranler la sloTque confiance des masses en l'efficacité des principes de -1789 pour régler équilablcment les rapports des hommes en société, démon-
- Û7 — 1!d autre poiat à remarquer, b'esl que partout où il existe un corps de noblesse, presque toutes les fonctions importantes sont dévolues à ses représentants. Les aveugles caprices de la naissance suppléent au travail : ils servent i de base pour les nominations aux principaux Ifosles. Le souverain a't-il une grande position (lucrative ou hoïioriiique à accorder, ceux qui l'entourent et te eonseillenl, choisis de préférence dans la noblesse, ne disent pas aux candidats : Qu'avez-vous fait pour l'obtenir ? < quelle est votre capacité ? Cela sentirait trop l'homme nouveau. Mais ils disent : Combien ifci-vous de quartiers? Votre famille élail-elle déjà lilrée à telle époque, et sur votre blason la gueule est-elle coupée d'un lambel d'argent, qu'y a-t-il sur le sable ?
On cite des exceptions, même en Autriche et ei^ Russie. Tant mieux, elles conlirment la règle, elprouicnt combieB l'aristocralie du talent est indispensable et légitime, supérieure it celle de la naissance, puisqu'en Russie vaèrac on ne peut pas s'en passer , tandis que nous nous passerions fort bien lia nobles de toutes les catégories. Sous le Consulat, il n'y en avait plus , et les choses n'en allaient que mieux ;
-àtf-
iires, de concessions, d'iademnilés, de places! a beaux Irailemcnte et le resle, aux dépens du
contribuable.
Ces dernières observations ne s'appliqueront lie ureuse mont pas à notre pays, qui ne possède plus de nobresse proprement dite. L'ère des monarciiies électives , qui a été celle de nos premiers Ages, semble revenir, et le péril de M retour est assez pressant pour que les gou- *ememcnts recberchent les capacités , sans ,*ccepliOQ de personnes. Le précepte de l'apûlre, non est acee^io personamm apud Deum, Kl pratiqué parmi nous. Mais, si Voa veut Ihcq réflccbir que, dans ces circonstances mêmes, avec un souverain qui a étudie les questions vitales de noire siècle, on complej ii! 36 ambassadeurs et miuislres français prés les puissances étrangères, 30 nobles (2 princes, I duc, iO comtes, 6 barons, 4 marquis, 3 ïî- ™rales,^ chevalier et 3 particules nobiliaires); sur -liiO membres du Sénat, 106 nobles (9 ducs, 9 princes, 37 comtes, 17 barons, -17 nxtrquig, 2 vicomtes et -IS particules nobi- ^ii^h sur 235 membres du Corps législatif, I2{ nobles ( i prince , 3 ducs, 32 comtes , 29 ^tarons, 13 marquis, 8 vicomtes et 3S partieu'
! les nôtres. Nous avons perdu en udq léede deuil le fruil de vingt-cinq années gloire.
ton-seulement on no'is a enlevé tout ce ! nous avions gagné, mais nous avons subi : perles coloniales irréparables, comptons :
A Louisiane, celle terre de prédilection, ■duc pour nous; Saint-Domingue, perdu ; iaintc-I.ucie, perdue;
L'ilc de France, qui a pour la mère-patrie fidélité des souvenirs, perdue, in ddmellanl que [es Iles Marquises el igérie pussent dans vingt ans compenser ihumilianles diminutions denolrc territoire, eslerail avéré que depuis l'eupédilion d'AI- ' nous avons employé toutes nos forces à «krei d'anciennes perler pendant que l'An- ■lerre, enrichie de nos dépouilles coloniales, Pguaitplusdecentvingtmillionsd'lndicns, sscjait solidement à Malte, à Aden, à llong- »S; aux lies Ioniennes, en l'ortugal, etc.
idant que la Prusse, agrandie des Provinces ^nancs par l'inspiration machiavélique de ; se coalisait avec la Russie el l'Aulriclie
— sapeur supprimer la Pologue, la première nalion calitoiique qui soit disparue de la carie.
L'importance relative des Elals a donc clé changée à DOlrc dclriment par les traités de ■18-I5 elle partage de la Pologne. Toute pro- Itorlion gardée, la France est au point de vue, du territoire et de la population, plus petite, et les autres puissances plus grandes qu'ea '17S9. Ne disons rien de leur richesse ni de la nôtre alin de ne pas aller trop loin.
Je ne puis pas, quant à mot, mo persuader que ces arrangements subsisteront toujours :
je ne puis croire que ma génération, la mime qui formait les cadres de la grande armcc d'Orient-, qui donnait à nos soldats le signal de l'intrépidité, et au monde l'exemple d'une nouvelle vertu inconnue à nos pères, la patience sloique dans l'ailversitc ; je refuse d'admettre qu'une jeunesse qui a conquis en deux campagnes une renommée militaire digne des beaux jours du Consulat et de l'Empire, disparaîtra fi son tour sans avoir résolu le problème territorial qui torturait l'âme de l'Empereur pendant les négociations de la campagne de France, une année avant
JM
j'il obtint r immortel le auréole de Sainlef lène !
Une observation qui corrobore cet espoir, est que si l'Anglelcrrc, In Russie, la Prusse, tulriche, les Etats-Unis, ont finalement enùu leurs possessions sans que les nôtres se 'ient développées, leurs progrès inlelleeluels Il suivi une progression inverse ; la Franco aujourd'hui exerce sur les imaginations un iccndant infini ment plus grand quela France autrefois. Les esprits élèves, d'un bout il uitie du monde, l'aiment h cause de son dénuiressemcnt, de sa loyauté, deson dévoueicnl aux idées démocratiques. Notre égalité vile, telle qu'elle existe en ^857. est la plus impiété qu'il y ail dans l'univers; et nulle irl, entendons-nous bien, nulle part, on ne retrouve ou môme degré.
C'est aui yeux des Te 11 pies une puissance orale de premier ordre, qu'une restauration : litres alTaiblirait, sans aulre ulilitc que de tisfaire de puérils amours- propres.
Les bommes de 89 auront donc, indcpenimmeni de celle question de la noblesse et 'Ssubsliiulioiis,beaucoupdelutles il engager;
— bÛ des combats à livrer, des périls à afTranH dus assauts à soutenir, des victoires i ren porter,des pages historiques à écrire, pourqi^ la société Douvelle continue l'œuvre d'assj mllation territoriale courageusement lenléi par ia société ancienne, reprise sous la Bcid iulion, le Consulat et l'Empire, aban<loDn4| en ^8^5, et qu'ils seront tenus de termina dans la seconde moitié de ce siècle, afio it>i l'équilibre de l'Europe ne soit pas déûnilr Tement rompu à notre honle. Rien ne ft^ vaudra contre ce dessein naliooal s'ils onlli sagesse de répudier l'emploi des baïonneltn le recours à la violence, el de ne s'appujd que sur la puissance eipansive des idées cldi sens commun. La violence el la force s'iiseuf tandis que le sens commun uni au vrai cod rage afTermil ses droits par sa modcraliti même : ses adversaires préparent ses Irion plies, et il lui sufQt d'attendre pour aieij raison.
Il nous reste à relracer l'étal de la i^gii lation en matière nobiliaire, et les clian^ menls qu'elle a subis depuis soixante-bi
11 y avait en France, sous l'ancien rigimr, neuf genres de noblesse, savoir : -{■> le roi ; 2° noblesse couronnée ; 3" de race ou de parage, ée, ou par les pairs; 4* par lettre; ce ou de robe; 6" de cloche; 7° de )ou par les mères; 8° bâtarde ; 9* et ;se de Gnance. En Russie, les disUncbilîaires sont encore plus nombreuses :
us de la noblesse terriloriale, on voit lesse de service sous le nom delcAfn- , subdivisée en quatorze degrés. On dra la force des privilèges qui j sont en Si rappelant qu'un pauvre noble iper uaricLe négociant roturier, sans d'autre punition que le paiement idemnilé de 4 roubles (46 fr.); le
— 5« négociant n'a pas le droit de se défendr corporel leme ni, et un voyageur français Irè: éclairé, qui Était àSaînl-Pétersbourg en 185( m'assure qu'en pareil cas, les roturiers n 'on pas même la pensée de rendre sévices pou sévices. Tels sont les beaux eiïels de 1 Doble'iSG en Russie. Chez nous, il y accn ans, cela se bornait aux lettres de cacliei.
Abolis le ^9 juin ^790, sur la proposilioi des Lameth, d'un Noailles, d'un Mantmo rency; rétablis par un dccrot du 30 mar -1806 et par la se Datus- consulte du H aoù' -1806 (I); supprimés par un décret du 29 fé Trier W8; autorisés de nouveau par un de
(I] En établiuiDl une noblesse Impériafe, f'Emperenr avait maintenu le décret du tO juin 1791 contre l'ancienne noblesse. L'un des premiers ïciei de Louis XVIII, en 18U, fut do rendre à telle-d ses titres ; mais un décret impérial du 13 mm 1815 les lui enleva de nouveau, et Louis XVIII 1« lui rendit aprùs les Cent-Jours, Nous ne rapporioD! cela quB pour l'eiactiiude historique, car il «I évident qu'en rail de uoblesse bâriidi taire, la pl"> ancfenhe est la meilleure ; elle a moins de cupidiii et plus de politesse, deux qualitéa qui ne wntp» fc dédaignerau temps où nous sommes.
tret du 2J janvier ^8S2, les litres nobiliaires g'onl plus d'existence légale depuis la révision .du Code pénal, promnlguce le 2S avril -1832, |iUendu que nos lois n'édiclenl aucune peioe itonlre ceux qui se les altribuent bénévole-
Quant aux majorais, ils onl éprouvé les mêmes vicissiludes, comme une conséquence suil le sort de son principe. Supprimés, ainsi liie Ions les autres modes de subslilulion, par la loi de 1792, ils ont élé réorganises par le sénalus-consulle du-14 août -1806, et par deux décrets du 3 septembre ^807 et du ^" mars 1808. Le sénatus-consullc du U aoAt -1806 les divisait en majorais de propre mouvement et en majorais sur demande. Les premiers (laient constitués avec des biens enlevés par l'Empereur au domaine extraordinaire pour les donner à la famille anoblie. Un décret de 4808 décida que le majorai du titre de duc I de l'Empire serait de 200,000 francs de re- I Tenu ; pour Iransmellre leurs titres, les eom- Ics durent posséder 30,000 fr., les barons ' d5,000 fr. de revenu, dont le tiers en majo- I rat. Lannes reçut 328,000 fr. de revenu et I l million en argent; Davoust, ^10,000 fr. de
pas de noblesse proprement dile.
Une ordonnance du 25 août -1817 fiia minimum du revenu desmajoratsà 30,0001 pour les ducs, 20,000 fr. pour les comtes les marquis, -10,000 fr. pour les vicomtes les barons. Elle slipula que nul ne pourra
être appelé à la Pairie sMl ne possédait pas de majorât. Et cependant, Tart. 5 de la Charte tonstitutùmnelle était ainsi conçu : « Ils (le& Français) sont tous également admissibles aux emplois civils et militaires. » Qu'il y a loin de ces iriolalions du principe de Tadmissibilité de tous les citoyens aux emplois publics, sans distinction de fortune ni de naissance, à cette masime de droit national insérée dans la constitulion de 'ITO^I :
a La loi est Texpression de la volonté générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents! »
Prenez mot à mot lé contre-pied de cette énonciation des droits civiques, et vous aurez exactement les traditions nobiliaires. En dernière analyse, la noblesse n'est que le népotisme élevé à la hauteur d'une institution sociale ; au lieu de se cacher comme le pro-
Le majorât de 100,000 fr. de revenu insutué par la loi du 48 mars 4857, en faveur do M. le maréchal Pélissicr et sa descendance masculine par ordre de primogénilure, est l'un loue dérogation à cp.Lte imnnrtante oarlie
iédes motifs .et du rapport de la commisin du Corps législulif, que cette fondation, sée sur d'éminenls services, d'une nature sentie Ile ment excepiionnelle, ne préjuditra aucunement au régime en vigueur.
la qualrljcation de duc étant admise à son oGt, nul ne s'est d'ailleurs élonné que l'on ajouldt un majorât de 100,000 fr. de reiQu. Créer des nobles et ne pas les enricliir iQcièrement, serait une antinomie que perinoe ne comprendrait, Tel est l'état de la législation. Je suis conaincu qu'on l'altérerait promptement, que on y introduirait de graves modilica lions, si s litres étaient légalement rétablis. Or, celte tgisklion ayant le double mérite de concilier ES intérêts moraux du pays avec les intérêts )tivés de -tS à 20,000 familles nobles, J'ai tensé qu'il serait opportun de la défendre. Je l'ai défendue, non pas en légiste, d'autres y reussiront mieux que moi, mais à la manière d'un homme pénétré de l'impérieuse nécessilé j'êlcndre le salutaire empire des idées modernes. J'en serais amplement récompensé si ce lipide travail pouvait affermir l'opinion clica les maîtres de l'économie politique, de la pUî-
Taieresques, d'espérances sans bornes, d'illU' sions, de gloire, de palrioiisme et de foi ! Ap puides faibles, suprfime ressource des dcsliéritésde lalerre, les principes consolent Ions ceux qui porlent le poids du jour : lu es l'or-
lildes populations affranchies, l'étoile pote des nationalités à la dérive. Par les «des voix des Mirabeau et des Liancourt, iSieyès et des Monlmorency, des deux La- (Il et des Clermont-Tonncrre, des Morlerl et des Tronchet, des L^fajette et des mret, des Merlin (de Douai), des ^oailles, Bailly et des Target, ton nom seul est un peau, un programme, un avenir! Ton soulir est un refuge contre l'arbitraire; et les is couleurs, triomplialcment promenées des niés de l'Argonne aux Pyramides, des bords l'Adige à la Moskowa, d'Isl; et de Moga- ' à Aima et à Sébastopol, sont chantées par poêles de la cité future, comme le roi-pro- Wt chantait la venue du Messie en apaisant douleurs du peuple de Dicul Ainsi que la lïidence pour les humbles parmi les bums, sois inépuisable en tes bontés pour ceux i soulTrenl, toujours propice à l'union des fants de la bourgeoisie et du peuple, car il s Il tes fidèles, leurs intérêts sont les mêmes, deux millions de héros plébéiens, leurs pé- 1, ont tracé en t'invoquBiii,en mourant enmble au champ d'honneur, un sillon aussi nrnnd nue leur amour de la patrie, aussi