HER PES
diologique est celui d'une fracture pathologique secondaire à
une tumeur osseuse maligne :
« — Ostéo-sarcome, forme ostéolysante vraisemblable ».
Quelques jours après, le Dr AUCHÉ pratique une amputation du tiers moyen de la cuisse. Dans son compte rendu opératoire,
il donne la description macroscopique suivante de la tumeur :
« La partie inférieure du fémur.apparaît considérablement boursouflée sur 8 cm. environ, la corticale est soulevée en de
nombreux endroits, et l’on voit des spicules transversaux ».
Fig. 2. M''' D... — Pièce opératoire
11093 Pt
La coupe longitudinale de l'os montre à l'intérieur de celui-ci de nombreuses géodes au sein d’un tissu ramolli, gélatineux,
parsemé de plages sanquines noirâtres.
Les suites opératoires ont été excellentes. Quelques jours
après, la vitesse de sédimentation avait retrouvé sa valeur nor-
male.
Depuis quatre ans cette jeune patiente s'est régulièrement présentée aux consultations de surveillance. Son état général est excellent, son moignon a pu êcre appareillé de façon satisfaisante. On n'a jamais noté de signes de récidive locale, ni de
métastases.
Examen histologique de la pièce opératoire (Docteur J. Biraben)
Diverses préparations ont été effectuées à partir de prélèvements multiples au niveau de la pièce d'amputation. Certaines ont nécessité une décalcification, d'autres effectuées en tissu plus mou n'ont pas nécessité cette technique. La prolifération tumorale est partout la même, d'aspect très homogène, parfois même pseudo-syncitial. Ces éléments ont des cytoplasmes importants, très faiblement éosinophiles, avec une forme variable, arrondie, polyédrique parfois même légèrement fusiforme. Les noyaux de diamètre important sont le plus souvent arrondis, globuleux, toujours nucléolés, ils sont parfois plus irréguliers, incisurés, de type histiocytaire ou monocytaire et parfois aussi bourgeonnants, monstrueux, avec des nucléoles
nombreux et anormaux.
Les colorations de la réticuline par la méthode de Wilder mettent en évidence un réseau très abondant de cette substance qui dans ses mailles, circonscrit à peu près individuellement chaque cellule et plus rarement de petits groupes de cellules. Ces constatat:ons permettent de dire que nou; sommes là en présence d'une prolifération sarcomateuse formée ssentiellement de cellules réticulaires et de quelques cellules plus évoluées de type
histiocytaire.
Tous ces éléments soutenus par un réseau de réticuline très important constituent l'aspect typique du réticulo-sarcome différencié d'Oberling,
tumeur de Parker et Jackson, de l'os.
Das
Malade âgé de 26 ans, porteur d'une tumeur de Parker et Jackson, localisée à l'extrémité supérieure du fémur, évoluant depuis deux ans et Idemi avant son admission à la Fondation Bergonié. Roentgenthérapie fractionnée, à forte dose. Radiologiquement, recalcification de toute la zone tumorale. Clinique-
ment, états local et général parfaits depuis trois ans.
M. Jean Z.., âgé de 26 ans, cultivateur, commence à souffrir du genou droit, en juillet 1951. Ses douleurs, d'abord intermittentes, deviennent rapidement constantes et sur un fond de douleur sourde, permanente, apparaissent des crises paroxystiques lancinantes, extrêmement pénibles, survenant aussi bien le jour que la nuit. Ces paroxysmes douloureux ont une irradiation ascendante, jusqu'à la hanche. À la fin du mois de septembre 1951, le malade se décide à consulter son médecin traitant qui l'adresse, sans tarder, à l'Hôpital de La Réole. D'après le dossier qui nous a été transmis par cet hospice, la radiographie du membre inférieur droit ne montre alors aucun signe pathologique. On s'en tint donc à des infiltrations lombaires qui amenèrent une sédation rapide des douleurs. M. Z.…, quitte alors l'hôpital en octobre 1951.
En octobre 1952, le patient qui présente à nouveau des douleurs absolument identiques à celles qu'il avait eues un an avant se fait à nouveau hospitaliser à La Réolz. La radiographie montre un aspect suspect de tumeur osseuse. On pratique alors une biopsie du col fémoral. Le laboratoire donne le compte rendu anatomo-pathologique suivant :
— Le tissu osseux ne présente pas d'aspect tumoral. Le fragment est bordé d'un côté par un tissu fibreux périosté. De l'autre côté, il est limité par une bande de tissu inflammatoire d'aspect granulomateux. Ces caractères sont nettement en faveur
d'un processus d'ostéite.
On renvoie alors le malade chez lui avec un traitement symptômatique. Deux mois plus tard, il sollicite à nouveau une hospitalisation. Les douleurs ont toujours les mêmes caractères mais son état général, jusque là intégralement conservé, est atteint. Le patient est très amaigri et il présente une courbz thermique à grandes oscillations atteignan 38°5-39°, Surtout, il est porteur d'une adénopathie inguinale. On pratique alors une nouvelle biopsie, dont voici le résultat histologique.
Examen Anatomo-Pathologique (Docteur H. Léger)
1°) Fragments de ganglions inguinaux :
Un des ganglions examinés (le plus petit) ne présente que quelques remaniements inflammatoires.
Le ganglion le plus volumineux présente dans toute sa région centrale une large nappe nécrosée, entourée par une bande fibreuse. Sur une moitié de la périphérie de ce ganglion, on a affaire à un tissu lymphoïde avec quelques remaniements. Au niveau de l'autre moitié, l'aspect est tout à fait différent: on retrouve une production tumorale semblable à celle précédemment observée; il s'agit d'une pullulation de cellules tassées sans ordre, ovoïdes ou polygonales, à noyaux très inégaux, anormaux, souvent en mitose. Cette prolifération s'accompagne de quelques fines cloisons conjonctives.