‹ Du Réticulo-Sarcome Osseux Différencié:Chapitre 28 sur 39 · D. — CONCLUSION : LES INDICATIONS · texte numérisé non relu

D. — CONCLUSION : LES INDICATIONS

Devant ces multiples résultats qui se contredisent parfois, il est très difficile de se prononcer pour telle méthode plutôt que

pour telle autre.

À cela, s'ajoute le problème moral qui se pose, lorsqu'on envisage, comme c'est souvent le cas, une amputation chez un malade jeune. Il s'agit pour le patient d'une décision très pénible à prendre, et pour le médecin d'un conseil bien délicat à donner. Nous allons cependant essayer de dégager dans ses

grandes lignes, la conduite à tenir.

La chirurgie garde toute sa valeur lorsqu'on se trouve en présence d'un malade en état de la supporter, dont la tumeur n'est pas trop volumineuse, et enfin qui accepte ce sacrifice. L'indication opératoire ne se pose que lorsqu'elle implique une désarticulation ou une amputation qui peut être faite suffisamment haut. Comme dans toute chirurgie du cancer, l'acte opératoire n'est justifié que si l'exérèse peut être assez large, si l'on est sûr de passer à distance de la tumeur.

La chirurgie ne nous paraît pas indiquée chez le sujet trop âgé, à qui elle fait courir un risque vital, ni dans tous les cas où l'exérèse risque d'être trop limitée: tumeur énorme ou d'abord malaisé. La tumeur vertébrale en particulier nous

paraît justiciable de roentgenthérapie.

La radiothérapie sera mise en œuvre dans les tumeurs non extirpables, mais il n'est pas logique de la rejeter dans les

autres cas puisqu elle donne d'excellents résultats.

Nous nous trouvons devant un problème de thérapeutique cancérologique difficile à résoudre : les indications valables de la chirurgie et de la radiothérapie étant souvent les mêmes, comment choisir l'une ou l'autre? Ici, comme ailleurs, il est impossible d'y répondre catégoriquement ; chaque praticien,

lorsque ce problème se pose, doit pousser au maximum les inves-

tigations cliniques, radiologiques et biologiques, c'est seulement avec tous ces éléments en mains qu’il pourra voir si le fléau de

la balance s'incline d'un côté et non de l'autre.

La roentgenthérapie devra être faite à forte dose : au moins

10.000 r., et fractionnée : répartie sur six à huit semaines. »

Pas plus que la chirurgie, il ne saurait être question de la confier au personnel infirmier, même spécialisé, c'est au médecin radiothérapeute, et à lui seul, qu'en incombe la charge ei

la responsabilité.

Durant tout le traitement, on devra contrôler régulièrement l'évolution de la tumeur, l'état du squelette et des poumons,

enfin surveiller l'état des aires ganglionnaires.

Reste la méthode de PARKER ei JACKSON dont nous n'avons pas l'expérience. Théoriquement, elle ne se justifie pas du point de vue chirurgical, puisqu'elle comporte un acte opératoire incomplet : le chirurgien enlève la tumeur, mais laisse en place les ganglions. Pratiquement, elle est à retenir, puisque l'expé-

rience lui a donné raison et que l'adénopathie est radio-sen-

sible.

Cependant, il n'est pas dit que le curage chirurgical ne donnerait pas d'aussi bons résultats. L'association amputationcurage laisserait en outre toute latitude pour une radiothérapie en cas de récidive ; il n'en est pas de même d'une roentgenthérapie à forte dose qui peut faire craindre une nécrose ou tout au moins une réaction importante si elle doit être reprise, et qui laisse des tissus remaniés qui ne faciliteront pas une nterven-

tion éventuelle.

En conclusion de ce paragraphe, il faut souligner que, si

la tumeur de PARKER et JACKSON quérit « facilement », elle ne

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