C. —— Radiothérapie
Cette radiothérapie sera limitée à la roentgenthérapie. La curiethérapie n'a jamais été employée, et nous ne voyons pas
dans quelle mesure on pourrait y avoir recours.
PARKER et JACKSON n'en sont pas partisans et ils citent à l'appui de leur opinion l'exemple de trois malades qui ont été soumis à des irradiations. Chez ceux-ci, ils ont observé la disparition rapide des signes cliniquess, mais ce bon résultat immédiat a été suivi en moins de 6 mois d'une récidive locale.
Amputés par la suite, ces trois patients ont guéri.
CooLEY et HACHTER ne sont pas de cet avis et ils ont tous deux observé des cas précis dans lesquels l'examen histologique de pièces opératoires précédemment irradiées, ne montrait nulle
part de restes tumoraux.
LICHTENSTEIN a examiné un tibia qui avait été le siège d'une tumeur de PARKER et JACKSON confirmée histologiquement. Le patient avait reçu avant l'intervention une dose approximative de 2.000 r. Nulle part, sur aucune des nombreuses coupes examinées, le tissu tumoral n'apparaissait viable. Mais c'est surtout SCHINZ qui s'est fait l2 grand défenseur de la roentgenthérapie. Cette thérapeutique pratiquée isolément lui a permis d'obtenir la guérison dans l'énorme majorité des cas et ses échecs sont presqu?2 toujours survenus dans des cas de tumeur très évoluée avec métastases. SCHINZ emploie la roentgenthérapie fractionnée et donne de fortes doses : 8 à 10.000 r. répartis sur 30 ou 50 jours. I] attire l'attention sur le fait que l'aspect radiologiqu2 « en damier » du sarcome de PARKER et JACKSON rend difficile de suivre avec précision l'évolution de la tumeur. C'est pourquoi il préconise de donner toujours, par précaution, une dose toujours un petit plus élevée que cela paraît nécessaire. L'observation stricte de ces conditions permet d'obtenir un bon
résultat comme celui que nous avons rapporté (Observation n° 2).