‹ Du Rhin à FontainebleauChapitre 1 sur 8 · AVANT-PROPOS DES EDITEURS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DES EDITEURS

Avec ce volume s'achève le drame impérial ; l'aide de camp, fidèle à la fortune du souverain vaincu, met alors fin à ses Mémoires militaires. De retour au milieu des siens, il vouera désormais les loisirs d'une vie qui doit être longue, et aussi diverse qu'honorable, aux travaux de l'histoire, de la politique et des lettres.

En 1813, Napoléon, qui se connaissait en hommes, l'avait chargé d'organiser le 3^ corps des Gardes d'honneur, composé surtout de royalistes et de Vendéens ; Ségur s'acquitta de cette tâche comme un homme de l'ancien régime pouvait le faire, sans manquer aux règles de la discipline, agissant en ami plutôt qu'en chef, et dans un esprit de prudence et d'humanité qui s'accordait rarement avec les mœurs soldatesques de cette époque. Si la modération de sa conduite faillit lui coûter la vie dans une révolte, elle lui valut ensuite l'attachement absolu des jeunes gardes, dont l'endurance et la bravoure firent plus d'une fois l'admiration de la vieille armée.

La campagne de 1814 occupe le reste du volume. Dans cette campagne fameuse, qui rappelle à tant d'égards les coups de génie de celle d'Italie, Napoléon est aux prises avec l'Europe presque entière ; il a contre lui tous les rois qu'il a battus et humiliés. Après la longue retraite de 1813, il est rentré en

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