AVANT-PROPOS
France, trar|u<', harcelé par une multitude d'ennemis irréconciliables, dont l'unique mot d'ordre est Paris I La patrie est envahie, la nation divisée, le gouvernement sans force et trahi quelquefois : dans ces conditions effroyables, il faut combattre chaque jour, au cœur de Thiver, avec des troupes épuisées, manquant souvent de vivres, d'abris, de munitions, un contre dix, même contre vingt ! Cette infinie misère d'une lutte disproportionnée, Scgur, toujours instruit aux meilleures sources, la fait ressortir en pages douloureuses, ne négligeant pas de rendre justice à la constance du soldat, au dévouement du paysan, à Théroïsme de ces bataillons à peine exercés comme ceux des 3,000 gardes nationaux, qui périrent tous à Fére-Champenoise plutôt que de se rendre. Quant aux mouvements stratégiques, à la participation hésitante des chefs de corps, ainsi qu'aux événements de toute sorte qui amenèrent l'abdication de l'Empereur, il faut en lire le poignant récit pour se convaincre à quelle hauteur d'impartialité Ségur plaçait le rôle de l'historien.