TERMINAISON
La marche de la maladie étant toujours progressive, c’est surtout par l’obstruction laryngée ou trachéale due à la rétraction inodulaire des tissus que les jours du malade sont compromis. Done, c’est la mort qui arrive par asphyxie, si le malade ne se laisse pas traiter et si on n'intervient pas assez tôt avec la trachéotomie.
Cependant ce n’est pas là la fin la plus fréquente des sujets atteints de rhinosclérome. Ils sont souvent emportés par une maladie aiguë intercurrente, en général une affection pulmonaire, nous en avons donné la cause plus haut. Et, chose curieuse, c’est la pneumonie interstitielle qui est incriminée dans la plupart de ces cas.
Quelques auteurs ont eu plus de chance avec leur traitement et ont obtenu, sinon des guérisons, du moins des améliorations rapides. Alvarez en particulier compte deux guérisons et plusieurs améliorations. Nous pensons que cet auteur s’est trop pressé de publier ces résultats favorables
(4) KœuLer, Monats. fur Ohrenh., 1888, n° 7.
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et qu'il n’a pas suivi assez longtemps ses malades pour les considérer comme guéris.
De même Lutz, du Brésil (1), qui nous dit avoir constaté la disparition complète sans récidive d’un rhinosclérome chez un de ses malades, d’origine italienne, à la suite de fièvres prolongées. Lutz avoue n'avoir jamais vu le rhinosclérome chez son malade, il n’avait établi son diagnostic rétrospectif que d’après les commémoratifs et les rapports du médecin qui avait soigné le malade pour le rhinosclérome. Il est impossible de compter sur ce document.
Doutrelepont (2) et Lang, au moyen des antiseptiques qu'ils ont essayés comme traitement du rhinosclérome, auralent obtenu des améliorations durables. Cette méthode de traitement est encore à l'étude, donnera peutêtre de bons résultats lorsqu'elle sera réglée, étant donnée la présence des bacilles dans les tumeurs rhinoscléromateuses.
Kœhler rapporte un cas de guérison sans récidive au moyen de la galvanocaustie. Cette dernière observation fait espérer des résultats meilleurs pour l'avenir.