‹ Du RhinoscléromeChapitre 22 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Bien que cette maladie soit connue depuis peu d’années, elle a subi déjà plusieurs changements d’interprétation. D'abord rattachée à la syphiligraphie, elle s’en est ensuite séparée et maintenant elle tend à quitter le domaine de la dermatologie pour entrer, par le groupe des maladies infectieuses, dans la pathologie générale.

2° La structure du rhinosclérome est particulière à cette affection. Elle seule pourrait en imposer le diagnostic, même si on-ne trouvait pas les bacilles de Frisch soit dans les cellules, soit au milieu des éléments de la néoplasie.

3° Les caractères dominants du rhinosclérome sont sa dureté, sa tendance à se scléroser et enfin la lenteur de sa marche.

4° Les causes de cette maladie sont mal connues. Le bacille de Frisch est regardé, il est vrai, par beaucoup d’auteurs comme l'agent pathogène du rhinosclérome. Peut-être ont-ils raison ; quant à nous, nous n’admettrons sans restriction la nature bacillaire du rhinosclérome qu'après de nouvelles inoculations et des résultats plus complets que ceux que nous connaissons.

5° Le bacille de Frisch nous paraît différent du bacille de Friedlænder, malgré les caractères qu’ils peuvent avoir

de commun.

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6° Jusqu'à présent on ne connaît aucun traitement capable d'apporter une guérison sûre et durable ; on n’obtient qu'une amélioration et encore est-elle fugitive. Peut-être dans la suite, le traitement antiseptique, lorsqu'il sera bien formulé, donnera-t-il des résultats plus satisfaisants.

Vu :

Le Doyen, BROUARDEL. Vu :

Le Président de la thèse, PROUST.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l Académie de Paris, GRÉARD.

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