‹ Du RhinoscléromeChapitre 21 sur 24 · TUE · texte numérisé non relu

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main, il donna des résultats moins bons. Billroth échoua avec les injections de sublimé ; cependant Doutrelepont a constaté une amélioration notable après l'emploi d’une pommade composée de lanoline et de sublimé.

Quand le néoplasme est peu étendu, l’extirpation chirurgicale doit être tentée ; il n’en est pas de même dans les cas de rhinosclérome très étendu, à cause des mutilations considérables qui seraient nécessaires, mais que le chirurgien n'osera pas exécuter et que le malade refusera.

Même à une période avancée, lorsque le passage de l’air est fermé par les néoplasies nasales et c’est le cas de notre malade, il ne faut pas rester inactif et nous ne saurions trop recommander le traitement institué par M. E. Besnier. bien que ce soit un traitement purement palliatif.

Onattaqueles tumeursavec desflèches extrêmement fines de chlorure dezinc, implantées dans les tissus après une ponction au bistouri. La douleur produite par la ponction et par l’action des flèches est diminuée, sinon empêchée par des applications de solution de cocaïne phéniquée. La nécrose des tissus est rapide, sans réaction inflammatoire bien vive et l’eschare tombe vers le 4° jour. La plaie est pansée alors avec du naphtol camphré.

. Dans la suite, toutes les saillies, qui persistent après la chute des eschares, sont reprises par des badigeonnages de chlorure de zinc pur, déliquescent, réitérés plusieurs fois.

Pendant ce traitement, M. E. Besnier emploie également les douches nasales avec une solution de sublimé à 1 0/0. Lorsque les principales tumeurs sont détruites, on passe des sondes de caoutchouc de plus en plus grosses et on les introduit jusqu’à l’orifice postérieur des fosses nasales, sans

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toutefois abandonner les badigeonnages de chlorure de zinc pur, déliquescent et les pansements au naphtol camphré.

Ce traitement est indispensable pour réprimer rapidement les néoplasmes. Quand la malade nous a quittés, son état était sensiblement amélioré et il est regrettable qu’elle n'ait pu se soumettre plus longtemps au traitement que nous venons d'indiquer.

La galvanocaustie, essayée par Kæhler, aurait donné à cet auteur une guérison complète sans récidive.

Enfin dans le cas de rhinosclérome laryngé, si on veut éviter la trachéotomie, il faut essayer la dilatation mécanique de cet organe avec le dilatateur creux, en caoutchouc durci de Schrætter. Ces sondes, que les malades arrivent à faire pénétrer eux-mêmes dans leur larynx, doivent être introduites deux fois par jour et laissées en place pendant un quart d'heure. Graduellement le médecin pourra augmenter le calibre de ces sondes et ainsi on évitera la trachéotomie que jusqu'alors il fallait faire dans les cas de rhinosclérome laryngé. :

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