CHAPITRE I
gofltte, malgré la définition claire et précise qu’ei Sydenham (2), il nous faut arriver jusqu’à Landré-B (élève de Pinel), qui en l’an VIII donna, dans sa t gurale, la première bonne description clinique de < tion, avec recherches anatomiques à l’appui, et 1 nette de l’absence de tophrn « dans le cas où la des articulations semblait annoncer leur existence Cet auteur adopte la. dénomination de goutte < primitive, et inaügure ainsi la longue série d< d’Heberden et d’Haygarth (4) relatifs aux hodosif '
tisme chronique de l’adulte et surtout du vieillard. Quant à l’enfance il-n’en est même pas question dans toute cette évolution mouvementée des travaux, concernant la goutte et le rhumatisme. Les auteurs passent complètement sous silence l’existence probable du rhumatisme chez les enfants. Les traités spéciaux non seulement du siècle dernier, Gautier Harris (1) (1738), Brouzet (2) (1754), Boerhave (3) (1759), Rosen (4) (1778), Chambon (5) (1779J, mais encore ceux delà première moitié du nôtre, offrent la même lacune : Hune (6) (1802), Armstrong (7) (1808), Capuron (8), Hamilton (9) et Denis (10) ne mentionnent même pas le rhumatisme dans
pour affirmer qu’elles sont « beaucoup moins connues qu’aux autres époques de la vie ».
■ Valleix (12), en 1839, dans ses cliniques, Becquerel (13) dans son Traité, de même que Legendre (14), en 1846),
(!) Gactier-Harris. Traité des maladies aiguës des enfants. Paris,1738.
(8) Ciruaos (1820). Traité des maladies des enfants jusqu’à la puberté (Paris).
(9) Hahillon (1824). Hints of the treatment of the principal diseases of infaney and childood (Edinburgh).
. (10) Denis (1876). Recherches d’anatomie et de physiologie sur plu-
(11) Bkrton (1837). Traité des maladies des enfants (Paris).
(12) VàixEiT (1838). Clinique des maladies des enfants (Paris).
<Ï3) Becquerel (1842). Traité théorique et pratique des mal. des
Fabre (1), en 1847), etc., ne disent pas un motdu rhumatisme de l’enfance.
Le premier travail sur le rhumatisme articulaire aigu de l’enfance est la thèse inaugurale de Ciaisse en 1864, et ce n’est qu’à partir de cette époque, que cette participation du jeûne âge au rhumatisme s’est de plus en plus affirmée par nombre de travaux très importants. Quant au rhumatisme
avec les déformati Quelque temps i une clinique (3) déformant chez le
professeur Bouehut insiste uence relative du rhuma 1 parle même de deux cas i et l’autre à Sainte-Eugéni à cette dernière malad édition de son Traité prt , des enfants à la mamelle
Trousseau (1) déclare u’avoir observé le rhumatisme noueux qu’une seule fois sur un garçon de 16 à 17 ans, et Durand Fardel (2) cite également sur 17 cas, où il avait pu noter le début de l’affection, un homme et une femme, chez lesquels le rhumatisme avait commencé à l'âge de 15 ans.
La thèse inaugurale de Picot (3) (de Genève) contient la simple mention d’un cas de rhumatisme noueux observé dans le service du D r H. Roger, chez un garçon de 7 ans.
Les leçons si remarquables du professeur Charcot sur le rhumatisme chronique, contiennent également quelques cas ayant trait à l’enfance (4) :
Observation X.
Une infirme de la Salpêtrière, qui avait été élevée dans une habitation humide, a été frappée d’un rhumatisme noueux à l’âge de 10 ans.
Une autre infirme de la Salpêtrière, qui avait vécu pendant son enfance dans une loge humide, a été prise à l'âge de 16 ans.
Observation XII.
Observationrecueillie par M. Martel à l’hôpital Sainte-Eugénie, dans le service du D r Barthez.
Chez un enfant de 10 ans, atteint de rhumatisme articulaire chronique, on vit se développer une péricardite caractérisée par des bruits de frottement à là région précordiale. Cette affection du reste ne persista pas longtemps. Le rhumatisme avait subi une exacerbation pendant la durée de la péricardite ; cet enfant présenta plus tard, à un très haut degré, les déformations carac-
pour une coxalgie suppurée, était atteinte de rhumatisme noueux, depuis l'âge de 4 ans. Début par les poignets, ensuite envahisse-
chose importante, coïncidence d’une lésion très manifeste de la valvule mitrale. (Confirmation orale de M. Archambault.)
Observation XV.
procura à la malade une amélioration sérieuse. C'est alors que nous eûmes récours à l’éleetrothérapie, et dès ce moment, la modification régressive des arthropathies marcha progressivement, de telle sorte qu’au hout de huit mois d’un persévérant usage de ce puissant moyen, le résultat dépassa nos espérances. Nous avions obtenu une guérison radicale.
reste de larges emprunts bibliographiques, signale dans une annotation l’observation rapportée par M. Daily à la Société thérapeutique, d’un jeune Ecossais atteint, depuis l’âge de
cliniques et les deux thèses qui ont été passées à Paris sur ce sujet. (Lacaze-Doré, 1882 et Pélissié, 1889.)
Voici du reste la statistique de tous les cas, avec l’âge du début, le sexe, et aussi l’indication bibliographique avec les