PALPITATIONS NERVEUSES DU COEUR
Le rhumatisme articulaire, en dehors de son action spéciale et bien connue sur les membranes interne et
' Traité de palliolugie intcrtie, t. III, p. SiO, 1'" édit. 2 Traité des maladies des enfants, I. 1!^ p. r>*.)0.
externe du cœur, peut agir également sur cet organe, pour y déterminer des troubles fonctionnels, qui ont été nettement signalés par MM. Bouiilaud et Stokes. Nous ne savons point si les palpitations rhumatismales se rattachent à une action directe du rhumatisme sur le tissu musculaire du cœur, ou s'il faut les considérer comme une simple névrose; toujours est-il qu'on les voit se produire indépendamment de toute lésion organique, et qu'elles paraissent coexister non-seulement avec le rhumatisme articulaire, mais surtout avec le rhumatisme musculaire.
BÉUIBÉRI.
Parmi les médecins qui ont spécialement étudié les maladies qui régnent dans l'Inde anglaise, il en est plusieurs qui attribuent une origine rhumatismale à cette affection. Ils en distinguent deux espèces : la première s'appelle béribéri, et paraît rentrer dans la classe des hydropisies; la seconde, à laquelle ils donnent le nom de barbiers \ est une affection paralytique qui règne à Ceylan et sur la côte de Malabar, à la fin de la saison pluvieuse \ Il est bien démontré que le froid et l'humidité en sont les causes les plus fréquentes. Mais cette affection, complètement étrangère à nos climats, n'est pas de notre compétence.
' Clark, On Ihe discases which prevail in hot countries, t. I. — Marshall, Notes on thc médical lopographi/ of Ceylon. ^ Wright, Edinburgh med. and surg. Journal, vol. XLI, p. 41 ,
l'AIlALYSlE ESSENTiELLU.
Plusieurs auteurs attribuent une origine rhumatismale à la paralysie dite essentielle de l'enfance '. West en rapporte un exemple chez un enfant de vingt mois: chez ce petit malade, la paralysie avait été précédée d'un rhumatisme des membres *.
ASTHME, ANfilNE DE POITRINE.
Il est généralement admis que l'asthme et l'angine de poitrine sont une des expressions de la diathèse rhumatismale et goutteuse. Mais nous croyons que la plupart des cas de ce genre qui ont été attribués au rhumatisme appartiendraient bien plutôt à la goutte.
Quoi qu'il en soit, ces deux affections si complexes, et auxquelles on attribue des causes si diverses, peuvent, sans doute, se rencontrer chez des malades plus ou moins sujets au rhumatisme, ainsi que chez leurs parents ou parmi leur descendants; mais nous ne voyons aucune liaison directe entre l'une ou l'autre de ces deux maladies et le rhumatisme articulaire aigu.