OBSERVATION II
(Service de M. le professeur Pierret.) Paralysie générale. — Attaques épileptiformes. — Rémission.
B1..., femme R..,, lingère, trente-neuf ans.
Entre à l’Asile le 16 novembre 1892.
Vient de l’hospice de l’Antiquaille, sans renseignements.
17 novembre. — Etat actuel.
Etat mental.— Incohérence des idées. Délire mégalomaniaque. La malade se croit riche à plusieurs millions, a travaillé pour Carnot.
Affaiblissement de la mémoire. Satisfaite,
Etat physique. — Légère hésitation de la parole.
Spasme des muscles de la face.
Inégalité pupillaire; la pupille droite est un peu déformée et plus dilatée que la gauche ; elles réagissent, mais lentement,
Tremblement de la langue.
Pas de tremblement des doigts.
Réfiexes rotuliens exagérés. Pas de trépidation épileptoïde. La force ne paraît pas diminuée, ni dans les membres supérieurs, ni dans les membres inférieurs.
Rien au cœur.
Rien aux poumons.
Le foie ne paraît pas augmenté de volume.
Langue saburrale. Appétit diminué. La malade dit avoir quel-quefois des vomissements.
Constipation.
Elle dit n’être plus règlée depuis trois ou quatre ans.
Pas de troubles bien nets de la sensibilité; mais elle paraît avoir de l’anesthésie cutanée,
Urines acides, ne renferment ni sucre ni albumine. Tempéra-
tnre 36°5.
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7 décembre, — La malade est gâteuse.
Affaiblissement considérable des facultés. Même délire mégalomaniaque, Vomissements fréquents, Appétit vorace. Les digestions répétées.
13 décembre. — Marche plus difficile.
Deux aitaques épileptiformes dans la matinée.
N'’était pas allée à la selle depuis deux jours.
2 janvier 1893. — La malade paraît s'améliorer, l’hésitation de la parole est peu sensible,
L’inégalité pupillaire a disparu.
23 janvier. — La rémission continue.