‹ Du rôle de l'individu dans le déterminisme socialChapitre 49 sur 153 · TV · texte numérisé non relu

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t46 livre U. — RAPPORTS EMTRE LA PSYCHOLOGIE ET LA SOCiOLOGOB

denoe. En un mot, le développement du milieu social s pour conséquences nécessaires la différenciation des individus» k mo* biUté ou l'instabilité des rapports inter-individuels, Toriginalité des activités, etc. Et, par-dessus tout, c'est la lutte vive, la concurrence ardente entre les individus, effet inunédiat du dév^oppement du milieu social, où vit Tindividu, qui excite aussi la conscience.

Lorsque les inventions, qui constituent les progrès techniques ou intellectuels de toutes sortes, deviennent la nécessité de tous les moments, afin de pouvoir vivre, il faut nécessairement que les tendances et les habitudes soient interrompues à chaque pas. Quelque chose de nouveau se produit-il dans la nature : c'est un cataclysme ; dans la société, le nouveau est loin d*étre anormal ; il semblerait plutôt que ce soit la condition même de la vie, dès qu'il y a lutte pour la vie. L'immobilité et l'uniformité du monde cosmique disparaissent dans la société, où la variété prend de plus en plus sa place. Conséquemment, les conditions déterminantes de la conscience se multiplient à chaque moment. Le flot ininterrompu de la vie psychique consciente et réfléchie que nous sommes, se renouvelle incessamment.

La sociologie de M. Durkheim est confirmée par la psydiologie de M. Hôffding, qui constate a que la vie consciente naquit et se développa pendant la lutte des êtres vivants pour l'existence, lutte féconde en oppositions tranchées et en grands changements » (i). Donc, la nécessité de s accommoder aux conditions variables et multiples de la vie sociale, est bien la cause de l'apparition de la conscience.

Pour les psychologues en général, la conscience vient de l'adaptation au milieu physique, autant qu'au milieu sodal, et puisqu'dle est pour eux a un don original de la vie » et que

(l) Op. cit. p. 60. Voir aussi Sergi: L'origine dei fénomeni psiehici. MiUno, 1885, pp. 249-321.

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