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tant 66 gr., 2 de matières pas kilogramme de matière
vivante sans tuer l’animal.
IT est vrai que nous avons, dans une autre expérience, amené la mort d’un lapin, dans les 24 heures, par l’injecüon de lextrait alcoolique de 21 grammes de matières par kilogramme d’auimal.
Les extraits aqueux nous ont donné de beaucoup la plus grande toxicité, et parmi ces extraits, ce sont les extraits de matières bouillies qui occupent le premier rang. Nous avons poussé toutes nos injections intra-veineuses avec la même vitesse moyenne (4 à 5 centimètres cubes par minule), sauf dans un cas, où nous avons été avec une rapidité de 13 centimètres cubes par minute. C’est dans ce dernier cas que nous avons tué l'animal (en 12 heures) avec la dose minima d’extrait aqueux simple. Il a suffi, en effet, de l’extrait de 6 gr.94 de matière par kilogramme d’animal. En dehors de ce cas un peu particulier, la quantité minima suffisante pour tuer dans les 24 heures un lapin de 1 kilogramme aétél’extrait aqueux de 9 gr., 6 de matières bouillies.
Nous sommes d'accord, en ce qui concerne la toxicité des extraits aqueux, avec les idées de Panum sur le poison putride qui, pour lui, était une substance soluble dans l’eau et non dans l’alcool.
Cette simple constatation nous fait conclure que les alcaloïdes ne jouent pas le plus grand rôle dans la toxicité des matières fécales.
Si nous comparons maintenant la toxicité des matières normales et celle des matières diarrhéiques, nous voyons
que les matières diarrhéiques prélevées à la période d’é-
tat des gastro-entérites nous ont donné une toxicité plus grande que celle des matières normales.
Les selles recueillies à la fin d’une gastro-entérite ont été moins toxiques que les matières normales.
Enfin nous insistons sur ce fait que, quelle qu’ait été la nature des matières, la toxicité des extraits alcooliques relativement aux extraits aqueux a toujours été la même. Ce fait tendrait à prouver que ce sont les mêmes poisons qui donnent aux matières leur toxicité, à l’état normal comme à l’état pathologique. Il n’y aurait pas, dans le second cas, formation de nouveaux poisons, mais exaltation de la toxicité des poisons normaux. Nous examinerons plus loin si nos recherches chimiques sommaires viennent ou non confirmer cette manière de voir.
Passons maintenant à l’étude en détail de l’action sur organisme des deux catégories d'extraits. Nous remarquerons que les symptômes observés dans les injections d'extraits alcooliques sont différents de ceux qu’on. observe dans les injections d’extraits aqueux.
Nous n'avons pas provoqué l’hypothermie par l’action de nos extraits alcooliques. Les extraits aqueux ont seuls été capables de provoquer cette hypothermie, du moins dans la majorité des cas. Si on tient compte de l’importance de l’hypothermie dans les diarrhées cholériformes, on voit là encore une preuve de plus en faveur de la présence des principaux poisons dans les extraits aqueux.
Les extraits aqueux ont provoqué presque constamment du myosis, les extraits alcooliques amènent au
contraire dans presque tous les cas de la dilatation pu-