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pillaire. La titubation, les phénomènes convulsifs ont été observés sous laction des deux catégories d'extraits. Dans un cas, nous avons observé du nystagmus de la tête et des yeux sous l’influence d’un extrait aqueux. Cependant nous avons observé des contractions fibrillaires généralisées ou non avec les extraits alcooliques particulièrement. La respiration a été souvent accélérée, dans tous les cas, parfois ralentie, dans l'injection d’extraits aqueux. Nous n’avons pu produire la diarrhée que rarement. Les injections intraveineuses d’extrait aqueux amenaient rapidement une émission d’urine et la défécation, fait qu’on n’observait pas sous l'influence de l’injection d'extrait alcoolique.
Les faits d’ordre expérimental que nous avons observés nous ont démontré le rôle d’une intoxication au cours des gastro-entérites, intoxication quidonne lieu à des convulsions, à de l’hypothermie, enfin à une diarrhée probablement éliminatrice ; la preuve que les poisons qu’on peut incriminer sont, pour la plus grande part du moins, solubles dans l’eau et insolubles dans l’alcool est également sortie de l’expérimentation. Fallait-il se contenter de ces résultats? Il aurait été plus satisfaisant pcur l’esprit d'aller plus loin, de tâcher de définir chimiquement les poisons incriminés. Nous n’avions pas la compétence nécessaire en chimie pour pousser bien loin nos investigations. Néanmoins, nous avons pu, grâce à quelques réactions usuelles, préciser un peu plus la nature des poisons inconnus dont nous avions étudié l’action sur lêtre vivant,
Nous avons constaté la présence de matières albumi-
noïdes dans les * cie nt matières ü
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he extraits daclx. de re due seulement ù
ou ces [constatations de cé que nous
que 1. rie aqueux les Le ALES ip ceux de
matières bouillies, de véritables décoctions, sans doute
parce qu’ une plus grande quantité de substance toxique ati et extraite à chaud qu'à froid. L’extrait de matières
__ bouillies a été moins toxique seulement lorsqu il s’est agi Se
de matières normales ; ; mais ce fait peut s'expliquer SL on remarque que ces matières avaient déjà fourni à froid un extrait aqueux et un extrait alcoolique. : L’extrait aqueux bouilli et filtré de matières normales s’est montré un peu plus toxique que l'extrait non bouilli (28,6 au lieu de 36,5). | Ce fait tendrait au moins à prouver que les matières albuminoïdes ne sont pas toxiques, puisque la Loxicité de
l'extrait a augmenté après séparation de ces matières par
précipitation. LT
Quant aux extraits alcooliques, nous n’y avons pas cons- È
taté les réactions usuelles des alcaloïdes : nous n’avons À obtenu que la réaction du ferricyanure et du perchlorure | de fer. Mais cette dernière réaction, nous l'avons consta= à
tée dans les divers extraits aqueux et alcooliques. Elle n’a donc rien de caractéristique et est vraisemblablement due à une oxydation par des corps autres que des alcaloïdes.
Nous sommes amenés maintenant à nous demander
quelle est l’origine et le rôle de cette peptone dont nous
+. avons ‘constaté Fr existence que un les extraits aqueux de matières diarrhéiques | et dont la présence n’est pas. non plus signalée dans les analyses de matières fécales des auteurs classiques. Est-ce une peptone normale formée dans l estomac et que l’altération gastro-intestinale a empêchée d’être absorbée comme cela se passe à létat physiologique ? Est-ce une substance toxique particulière : développée dans latestn malade, une toxopeptone qui
serait l’agent principal de l'intoxication dans les gastro- , entérites, qui agirait surtout daus la période d'état de la maladie par son abondance mais qui, très diluée par la sérosité intestinale au dernier stade de la maladie, ne serait plus assez abondante alors pour donner la même toxicité que les matières normales elles-mêmes. Nous avons vu, en effet, combien est faible le pouvoir toxique des dernières selles diarrhéiques dansles gastro-entérites Il ne nous est possible de rien affirmer au sujet de la peptone observée, nous en sommes réduits à de pures hypothèses sur son rôle. és
Nous aurions fini notre étude de ti aranon dans les gastro-éntérites si nous n'avions pas à tenir compte encore d’un facteur inportant dans toutes les intoxications et en particulier dans celles d’origine intestinale, c’est-àdire le foie.
L'action du foie sur les poisons, son rôle destructeur ou modificateur de ces poisons a été mis en lumière par les travaux de Cl, Bernard, de M. Bouchard, de M. Roger. Dans une de nos expériences sur l’action de lextrait aqueux (expérience D. 11) où l’animal survécut environ 12
heures à l’injection intra-veineuse, nous n'avons trouvé
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d’autre lésion à l’autopsie qu’une dégénérescence totale du foie, :
Comment expliquer que, dans les gastro-entérites, le foie soit insuffisant à protéger l'organisme contre les poisons élaborés dans l'intestin ? Se
Nous remarquerons toutd’abord que dans les expériences qui ont été établiesen vue de démontrer l’action du folie sur les poisons microbiens on s’est servi toujours d'extraits alcooliques. Sous l’influence de cette idée que les poisons élaborés dans l'intestin par les microbes sont analogues aux alcaloïdes, les expérimentateursse sontsurtout attachés à l’étude des extraits alcooliques.
Peut-être le rôle destructeur du foie est-il moins actif envers les poisons solubles dans l’eau qu’envers ceux qu sont solubles dans alcool, ce qui expliquerait la toxicité plus grande de nos extraits aqueux. En acceptant cette hypothèse, nous nous expliquerions encore ce fait, que les extraits aqueux agissent à plus longue échéance que les extraits alcooliques et que ceux-ci, quand ils doivent tuer l’animal en expérience le font en général plus rapidement que les extraits aqueux. Il semble qu’il faille une imprégnalion rapide de l’organisme par les extraits alcooliques pour qu’ils amènent la mort, Que le foie ait le temps d'exercer son action et la mortn’arrive pas. Il serait intéressant de faire une étude de l’action du foie sur les extraits aqueux de matières fécales, nous nous proposons de la faire ultérieurement.
Maintenant, si notre hypothèse d’une peptone toxique, facteur principal de l’intoxication dans les qastro-entérites
était vraie, nous nous trouverions encore en présence de
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ce fait démontré expérimentalement par CI. Bernard, M. Bouchard et M. Roger, que le foie transforme l’albumine de l’œnf, la caséine et enfin la peptone.
Or, les malades atteints de gastro-entérites banales, le plus souvent épidémiques, comme dans les différents cas que nous avons rapportés dans ce travail, ont pour la plupart un foie normal, et on ne peut supposer qu’une chose, c’est que les poisons sont élaborés en quantité tellement considérable que le foie ñe suffit plus à remplir la fonction qui lui est dévolue. C’est l’hypothèse la plus vraisemblable : le fait démontré, c’est que malgré tous les moyens de défense dont dispose l’organisme, il subit les effets nocifs de poisons élaborés dans l'intestin au cours des gastro-entérites et que les plus actifs de ces poisons
sont insolubles dans l’alcool.