‹ Du rôle de la syphilis Dans le Déterminisme de Certaines CirrhosesChapitre 22 sur 26 · La syphilis peut être productrice de sclérose cica · texte numérisé non relu

La syphilis peut être productrice de sclérose cica

tricielle ou diffuse.

‘IL.--- Les variétés de cirrhoses syphilitiques sont nombreuses :

Nous avons envisagé successivement :

À. — Les cirrhoses qui ont par elles-mêmes une évolution analomo-clinique très spéciate : c’est le gros foie silex de l'enfant, c’est aussi le groupe des syphilis fébriles, la plupart au stade congestion hépatique, élape pré-cirrhotique.

:B. — Les foies ficelés de l'adulte comprenant : a) La: cirrhose atrophique ficelée syphilitique selérogommeuse;

b) Les cirrhoses monolobaires simulant les cancers.

GC. — Les cirrhoses qui n'ont par elles-mêmes aucun caractère antomo-clinique suffisant :

1° Des cirrhoses dites biliaires (Hanot, Castaigne), au cours desquelles la réaction Bordet-Wassermann est souvent positive. Elles sont pour la plupart spécifiques parce que le traitement mercuriel les améliore considérablement; mais il faut tenir compte de la fréquence et du

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danger des rechutes, d'où la nécessité de suivre assidüment et pendant longtemps ces malades;

»° Les cirrhoses non iclériques :

a) Les cirrhoses hypertrophiques massives, souvent syphilitiques parce que

Il y a absence d'alcool et de tout autre intoxication ou toxi-infection;

Le Bordet-Wasserman est positif;

Il existe des signes anatomiques de sclérose hépatique et de péritonite diffuse (Letulle);

Surtout et l’on puaurrait dire, uniquement, sous l’influence du traitement spécifique prolongé, on observe une régression considérable de la cirrhose hépatique avec amélioration de l’état général, très longue survie sans rechutes;

La régression de la cirrhose hépatique, voilà le fait capital d'où naît la certitude de l’origine syphilitique de la sclérose.

b) Les cirrhoses atrophiques. Les arguments dont on se sert couramment pour en justifier l’origine syphilitique ne constituent pas des preuves. En effet, ni l’absence d'alcool ou de tout autre élément toxi-infectieux, ni le Bordet-Wassermann positif, ni les lésions de péritonite diffuse, ni le traitement par le mercure ne démontrent le rôle’de la spécificité dans le déterminisme de ces cirrhoses atrophiques; l’élément essentiel, la régression de la

cirrhose y manque évidemment.

HI. — La syphilis peut donc faire des cirrhoses, mais lorsque celles-ci n’ont pas par elles-mêmes un caractère

anatomo-clinique qui les distingue des hépatites scléreu-

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ses d'autre nature, la personnalité clinique de ces cirrhoses reste souvent discutable à cause de l'association d’autres facteurs : alcoolisme, tuberculose, paludisme, ete... IV. — Presque tous les cas ci-dessus relatés se sont considérablement améliorés par le traitement anti-syphilitique; mais tous sont entachés d’un caractère spécial l'hypertrophie de la rate rebelle à la médication spécifique la plus énergique. Nous considérons cette persistance invincible d’une grosse rate comme un argument en fa-

veur de l’atteinte primitive de la rate par la sclérose syphi-

litique, Vu, le Doyen, Vu, le Président.

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