‹ Du rôle du chirurgien dans les infectionsChapitre 19 sur 23 · FF AR · texte numérisé non relu

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Si l'infection est en voie de généralisation seulement, et qu'elle se traduise par des perturbations locales, encore bien qu'elles puissent siéger dans la totalité d’un membre ou d'un organe (phlegmon diffus, gangrène), le chirurgien pourra arüficiellement créer de nouvelles portes de sortie accessoires pour les toxines, au moyen d'incisions nombreuses qui, en permettant leur issue de l'organisme, seront aulant de portes d'entrée pour les antiscptiques destinés à combattre les agents figurés.

Si l'infection est le résultat d'une intoxication par des poisons microbiens, sa tâche devra se borner à soutenir l'action des organes, à la renforcer au besoin, afin qu'ils puissent malgré la déchéance dont ils sont atteints continuer à accomplir utilement le rôle qui leur est dévolu, puisque de leur harmonieux fonctionnement résulte l'équilibre vital, la santé. ; = Pour cela, le chirurgien mettra en jeu tous les procédés thérapeutiques que l'étude de la pathologie générale et de la médecine lui auront fait connaître :

Il cherchera à imprégner l’économie des substances

-antisepliques capables d’entraver le développement. des

agents infectieux, dans les limites où celle-cr pourra les

tolérer (antisepsie interne, injections sous-cutanées, voie

gastrique, voie rectale). Pour combattre les élévations dangéreuses de la température, 1l usera des antithermiques . — les médications éliminatrices favoriseront dans la

mesure du possible l'élimination des substances toxiques

d'origine diverse (microbienne ou cellulare) qui entom-

brent l'organisme, tandis que les médications trophiques

soutiendront les viscères, facihiteront leur fonctionnement,

LESO ee et leur permettront de se débarrasser des produits toxiques

dont ils sont chargés ainsi que des résidus d’une partie de

‘leur propre trame détruite par le microbe ou ses produits

solubles. — Les stimulants soutiendront l'action régula-

trice du système nerveux, les analgésiques l'empêcheront de déchoir sous l'influence des douleurs, les dérivatifs

et les révulsifs pourron t le cas échéant détourner l'infec-

lion des organes les plus sensibles et l’attireront dans des

üssus où elle pourra évoluer impunément.

En un mot, tous les moyens d'agir sur les organes ou sur leur fonctionnement, que l'étude de la thérapeutique lui aura enseignés, le chirurgien les mettra en action,

couronnant ainsi par un traitement médical son action

manuelle, malheureusement insuflisante ou impossible

dans quelques cas.

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