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FONCTIONNEMENT DES SOCIETES D'AGRICUT- TURE DEPUIS

Depuis 1890, les sociétés d'agriculture, telles que celles de Bagot, Montmagny, Yamaska, qui ‘tenu des concours des terres les mieux tenues et de récolt. ur pied, alternativement avec des expositions, c’est-à-dire tous les deux ans, ont toujours obtenu le maximum de la subvention dn gouvernement.

Les sociétés qui ont tenu des concours des terres les mieux tenues et de récoltes sur pied tous les ans, ont vu le nombre de leurs souscripteurs +1 menter et le montant de Jeurs souscriptions s'élever à cinq & six cents piastres Parmi celles-ci, on peut citer les sociétés de Brome, Missisqnoi, Soulanges, Stanstead.

Enfin, parmi les sociétés qui n’ont tenu que des expositions annuelles, jusqu'à la mise en force de l’article 1643 et des règlements y relatifs, les unes sont disparues et les autres sont restées dans un ‘tat stationnaire, où ont même vu «diminuer le nombre de leu:s membres.

On pourrait aussi affirmer, d'après des constatations, que

l'on peut toujours renouveler, que les progrès et sméliorations en agriculture, dans notre province, ont suivi le développement de nos sociétés d'agriculture,

OCT. OUELLETTE, Secrétaire du Conseil d'Agricuiture.

Québec, 6 mars 1908,

Les sociétés nommées dans ce rapport ent rendu te grands services à la classe agricole, ct leurs opérations ont exercé une heureuse influence sur la cuture du sol. Dans le comté de Montmagny, la eocité a tenu üe fréquents concours de fermes. Une commission, dont M. Beinatchez, ancien député, était le président, à visité ce comté, Dans son rapport, nous trouvons ce qui suit :

“ La commission à fait une excur-ion dan: la partis nord de la belle contrée de la Rivière-du-Sud, ju-que dans la paroisse de St-Pierre, Partout sur son ] ge, elle a vu des terres magnifiques et, en général, très bien cultivées, Il \4 avsit aussi dans les champs, de magnifiques tronpeaux, surtout des bêtes à cornes, ce qui prouve “ a priori * la supériorité de la culture. ”

La eociété du comté de Bagot apporte de la diversité dans ses opérations, encourage les concours de fermes et de récoltes. Cette année, elle a organisé un concours dans lequel elle accordera des primes de conservation pour l'amélioration de la race bovine. Nous ne devons pas être étonnés de voir cette société bien fonctionner : elle a été longtemps inspirée par feu M. Dupont, son ancien secrétaire, connu pour son zèle et son dévouement pour l’agriculture. Ses idées si justes quant à la diversité des opérations et quant à l'utilité des concours de fermes et de récoltes sur pied, ont survéen À cet homme distingué, et continuent à exercer une heureuse influence. Puisse cette influence se faire sentir encore longtemps !

Les statistiques agricoles du recensement de 1890 démontrent combien il est nécessaire d’avoir des terres bien cultivées et exploitées de manière à fournir aux vaches les aliments dont elles ont besoin pour une production abondante de lait.

sets

D'après l’avant-deruier recensement, Ontario a produit du beurre et du fromage pour $87,569,535, et Québec pour $2,- 918,627. Vous direz probablement que la production a dû être proportionnée au nombre de vaches de chaque province. À cette époque, Ontario avait 576,107 vac lies et (Québec, 549,544. Si la production du lait avait été proportionnée au nombre de vaches, Québec aurait ‘voduit du beurre et du fromage pour $84,042,574 ; et n'en ayant produit que pour 82,918,527, la province a subi une perte de #1,124,047,

Il y a eu plusieurs causes à cet état d'infériorité, mais deux des principales étaient une à nentation défectueuse, le manque d'aliments succulents, ct une mauvaise sélection des vaches jaitières,

Le même rece ;:2ment établit qu'Ontario a produit en 1890 41,200,779 boiseaux de racines fourragères, et Québec,

2,532,853 boisseaux. Notre province n'ayant pas les aliments sueculents et les racines fourragères qui doivent entrer dans la ration des vaches laitières pour obtenir une bonne production de lait, la procuction du beurre ct du fromage, par vache, a été néce&airement inféri 1re à celle d’Ontario.

Après 1890, quelques socié, ., et la plupart des cercles, ont organisé des concours dons lesquels on a encouragé la culture des fourrages verts et des racines fourragères. Avec d’autres factcur., ces concours ont sans doute contribu“ à acercître la production du lait.

De 1893 à 1901, les cercles ont dépensé pour les concours, sans tenir aucune exposition, $80,442.01.

Québec, qui ne produisait du beurre et du fromage, en 1890, que pour $2,91$,527, en a produit, en 1900, pour $12,- 261,571. Augmentation : $9,343,371. Ce magnifique résultat est dû non seulement à une meilleure alimentation, maïs encore à la Société d'Industrie Laitière, à l'établissement d’une école de laiterie, à la construction de fabriques dans des endroits qui en étaient privés, aux syndicats, à l’amélioration des fabriques et des chambres de maturation, ainsi qu’à

une meilleure sélection des vaches laitières. Tous ces efforts réunis ont transformé l’industrie laitière dans l’espace de dix ans,

Très souvent les partisans des expositions nous disent : Si vous nous empêchez de consacrer nos fords aux expo:itions, vous allez détruire nos sociétés. Ces messieurs oublient que les socictés les plus prosnères sont celles qui consacrent une partie notable de leurs «.eniers à des concours autres que les exposition< ; ce sont elles qui comptent le plus grand nombre de rembres. Aux sociétés qni, ne tenant pas d'expositions, consacrent leurs fonds à l'amélioration du bétail et de la race chealine, le Conseil d'Agriculture permet de donner des graines fourragères pour le plein montant de leur: souscrirtions. Les cercles, qui ne sennent pus é'expositions, comptent plus de 45,000 membres, tandis que les sociétés n’en ont guère

plus de 15,000.

Les sociétés d'agriculture existent pour donner de lessor aux industries agricoles dont le développement laisse à désirer. C’est là l’idée développée par l'honorable M. Drydan, ministre de l'Agriculture d'Ontario, lors de la convention de Toronto, en février 1902. Lorsqu'un enfant commence à marcher, on l’aide ; lorsque, devenu fort, il peut marcher tout seul, on cesse de le soutenir. (C’est ainsi que les sociétés doivent agir vis-à-vis de nos industries agricoles, Nous devons encourager l’extension des industries agricoles et utiles qui n’ont pas pris tout le développement dont elles sont srzeptibles. Toutes celles qui peuvent être exploitées avec profit dans la province ont droit à la sollicitude des sociétés d'agriculture, et nous devons prendre les mesures les plus effiences pour Îes encourager, Pour cette raison, il faut qu’il y ait Aiversité dans les opérations des sociétés. L'industrie laitière pent encore être développée : il fant continuer à l’encourager en favorisant l'élevage et la sélection des meilleures vaches laïtières ainsi que la production des meilleurs aliments pour leur nourriture.

L'industrie du bacon a une grande importance et devrait prendre de l'extension dans la province. L'an dernier, le Caada a.exporté du bacon pour $12,000,000, et Ja contribution

de la province de Québec à ce commerce a été minime. C’est une industrie que nous négligeons et dont les associations agricoles devraient encourager l’extension. Si Ontario fait chaque année une dizaine de millions avee cette industrie, pourquoi ne pourrionsnous pas l’exploiter nous aussi avec profit.

Presque tout le monde paraît être d’opinion que l’élevage du cheval pourrait être plus lucratif ici qu’il ne l’a été, s’il était, fait avec esprit de suite, si on avait des reproducteurs de choix et exempts de tares, si on empêchait l’exode des meilleurs reproducteurs que nos éleveurs peuvent avoir. Les ccrcles peuvent s'occuper avantageusement de l’amélicration des races bovine, ovme et porcine, et acheter des reprodneteurs pour cette amélioration, mais leurs ressources sont trop limitées pour qu’ils s'occupent de la race chevaline. Ce der- Lier soin .u-ombe aux sociétés d'agriculture. Elles sont en état de faire les sacrifices nécessaires pour améliorer l’élevage du cheval. Si elles venlent s’en occuper sérieusement, avant dix ans, la population chevaline de la province de Québec aura une valeur beaucoup plus élevée qu'aujourd'hui.

Une société qui vent s'adonner à l'élevage du cheval doit d’abord déterminer nettement l’objet qu’elle entend poursuivre et ne s’écarter, sous aucun prétexte, des principes à observer pour atteindre ce but. La règle essentielle, dont il ne faut pas se départir, c’est d'éviter l'introduction dans l’élevage d’une autre race que celle adoptée. C’est le plus grand écueil à éviter.

Un comté devrait se donner pour but d'élever un cheval de trait léger, un 2utre, un cheval de carrosse, ete., afin que nous puissions répondre aux différents besoin: du marché et que l'acheteur sache où s'adresser pour avoir ce qu'il lui faut. En France, le Perche produit le percheron ; la Normandie s’est appliquée à améliorer la race indigène à l’aide du pur sang anglais, et ja constance et la tenacité employées dans ce sens ont fait naître l’anglo-normand, si connu ct si apprécié aujourd’hui, et qui constitue une véritable race nouvelle par la fixité indiscutable des caractères qu’il offre. L’Ecosse possède les Clyde, ete. En élevant toujours la même race, on la perfectionne et l’on réussit à élever des chevaux ayant une

grande valeur commerciale. Si une société achète une année un Clyde, l’année suivante, un Normand, la troisième année, un cheval trotteur, les résultats ne seront jamais satisfaisants, Pour que le commerce de chevaux d’un pays devienne important, il faut que l'élevage se fasse avec esprit de suite.

A Guelph, M. MacNeïlage, rédacteur du “ Scottish Farmer ”, de Glasgow, Ecosse, a donné une intéressante conférence sur l’élevage du cheval. Il à fait connaître ce que font les sociétés d’agriculture de son pays. Avant 1888, à Glasgow et dans les environs, les sociétés d'agriculture consacraient leurs fonds à la tenue d’expositions à peu prés sembiables aux nôtres. Les résultats n'étaient pas satisfaisants. Il fut décidé de réunir les directeurs de ces sociétés, et, à cette assemblée, il fut résolu de consacrer une partie notable des fonds de ces associations à accorder des primes de conservation aux propriétaires des meilleurs étalons du pays. En accordant ces primes de $200, $500 et plus, on passe un contrat avec le propriétaire, qui s’oblige à garder son animal pour la reproduction, à certaines conditions, pendant un temps déterminé, dans le territoire de la société. Il y a des associations qui achètent ces animaux, mais M. MacNeilage préfère le système des primes. L’éleveur, restant propriétaire de son animal, en prend un me.lleur soin que s’il est la propriété de la société. Ce système de primes prévaut aussi en Irlande et en Belgique où il produit d’excellents résultats. La Belgique exporte aujourd’hui des chevaux pour 2%,781,000 francs, tandis que, pendant l’année qui s’est terminée le 30 juin 1901, le Canada n’en a exporté que pour $906,256. Ian dernier, les autorités belges ont dû augmenter le montant des primes afin de pouvoir conserver leurs meilleurs reproducteurs, que les étrangers leur cnlevaient à des prix élevés, après avoir remboursé les primes accordées aux propriétaires de ces animaux. à

Aux Etats-Unis, les exportations de chevaux augmentent continuellement. Ce pays a exporté :

En 1895. . . . . . 13.984 chevaux En 1898. . . . . . 51,180 s Ent1900 7 RÉ TagO En 1901. NOR OPO RE

Le rapport qui donne ces chiffres est publié par le Gouvernement américain et contient la remarque suivante : “ The introduction of the Norman, Percheron, English draft, and other breeds of sialiions, and the crossing of these with native stock, have, since 1870, greatly improved the average effectivenéss of the American horse. ”—“ L'introduction d’étalons Normands, Percherons, Anglais et autres, leur croisement avec les races du pays, ont contribué largement, depuis 1870, à l'amélioration du cheval américain. ?”

Les bons chevaux du Canada sont recherchés en Ecose. M. MacNeilage a déciaré que ies chevaux de carrosse de première classe se vendent à Glasgow de $300 à $375, ceux de deuxième classe, #240 à #279, et les chevaux de trait, #400 à $000. Un cheval de trait doit peser 1600, et les jambes doivent être courtes. 11 y a une forte demande pour les chevaux de carrosse, S: nous voulons obtenir les mêmes résultats que les pays que nous venons de mentionner, il ne faudra pas nous contenter de reconnaître l'excellence du syæ tème des primes de conservation ; il faudra, comme les Ecossais et les Belges, savoir le mettre en pratique. Pour atteindre ce but, pour consacrer plus de fonds aux primes de con- &rvation, à l’achat d'animaux de choix, à l’ouverture de concours de fermes et de récoltes sur pied, il faudra consacrer moins de fonds à la tenue des expositions. L'exposition trop fréquente, l’exposition absorbant tous ou presque tous les fonds de la société, voilà l’ennemi ! On reconnaît la nécessité d’encourager les concours, on admet que rien ne contribue autant à l’avancement de l’agriculture que l'existence de fermes bien cultivées ct exploitées avec profit ; on reconnaît l’utilité des concours de vaches laitières, la nécessité d’améliorer la race chevaline, mais, par une déplorable inconséquence, on se met tout à fait dans l'impossibilité d’encourager ces choses utiles, en employant tous les fonds des s0œ> ciétés pour les expositions. De 1890 à 1901, les sociétés ont dépensé pour les expositions au-dessus de $426,000. Que de bien elles auraient frit à l’agriculture, si la moitié de ce montant avait été consacrée à d’autres améliorations bien plus urgentes. Nous ne sommes pas les eeuls de cette opinion. A la convention de Toronto, l'honorable M. Dryden a déclaré que plusieurs expositions ne sont qu’un moyen d’amuser les

gens. On ne porte presque pas d'intérêt aux objets exposés ; ce qui attire les gens, ce sont les courses et d’autres amusements. Voici ce qu'il dit : “ ‘he people are not interested ; but a few, who are interested in taking the prizes, go to these exhibitions, bring away a certain sum of money and are perfectly satisfed. Perhaps also, the hotel-keepers and some of the storekeepers like the people to come together for business purposes ; but these are side issues. ”—“ La population n’y prend pas d'intérêt ;: mais quelque: personnes, qui sont intéressées à remporter les prix, se rendent aux epxositions pour y recevoir un certain montant d'argent, et cela leur suffit. Peut-être aussi, les hôteliers et quelques marchands voient-ils les gens accourir à ces expositions dons l'intérêt de leur commerce ; mais ce ne sont 1à que questions de peu d’importance, ?”?

Aux Etats-Unis, on ec plaint aussi de l’organisetion des expositions, M. C. D. Smith, dirscteur de la étation agronomiqne de l'Etat du Michigan, fait la déclaration suivante : “For the most part, however, the county fairs are degene-

œating into home racts, —# Ta plupart du temps, ces exposi-

tions ont dégénéré en courses de chevaux. ”

Un des conférenciers fait remarquer que les mêmes objets ornent les tables des expositions depuis 10, 15 et 20 ans. Aux expositions, ce sont presque toujours les mêmes qui remportent les prix. A la convention 4e Toronto, on les a appelés les “ ringers ”.

La même chose existe dans la province de Québec, et, dans la plupart des sociétés, ce sont presque toujours les mêmes cultivateurs qui remportent les prix aux expositions, Ces monopoleurs ont été la cause de la chute de plusieurs sociétés. Dans un comté dont je tairai le nom. d’après un rapport que me fait M. Ouellette, il y a cinq cultivateurs qui ont touché en prix en 1900, 1901 et 1902, $1,172. Le montant payé en nrix pendant ces trois annéce, s'élevait à $1,784. En déduisent le montant payé à ces cinq exposants, 1l n’est resté pour les autres exposants que 8612. À, l’un de ces exposants, a recu $467 ; B, 8363 ; C, 8226.50 ; D, #63, et E, 852 ‘9. Il on est ainsi pour Ja plupart des sociétés. Si nous demandons à ces personnes de ne pas avoir d'exposition et de consacrer les

expositions. M. Creelman, le surintendant des socié

fonds de leur société à des améliorations tout à fait urgentes, elies s'y opposent Ge toutes leurs forces. À l'assemblée de Toronto, on a critiqué bien sévèrement l’organisation des s d’agriculture d'Ontario, a fait les remarques suivantes : “ The quest'on is : Shall the horse races and the short-skirt dancers be allowed to control cur fairs ? Shall these t'ings be allowed to remain as special attractions ? and shall the hotel-kcepers be allowed to control them ? ” Plus loin, il ajoute : “It is rather a delicate question for Mr. Hodson to take up, but he does not mind that, if he thinks that the ultimate result will be good. He does not mind telling us that we are annually spending $400,000 for nothing. When you come down to the letter of the law, he is calling us pretty hard names. But he does not get an audience like this before him every day. — # La question se pose ainsi : Les courses de chevaux et les danseuses vont-elles jouer le premier rôle dans nos expositions ? Allonsnous permettre que ces expositions soient. des amimsements ? L'hôtelier en gardera:t-il le contrôle ? et M. Creclman ajoute : C’est pour M. Todson ane question délicate à traiter, mais il ne doit pas hésiter à le faire, s’il croit obtenir de bons résutats. Il ne äoit pas craindre de dire que nous dépensons inutilement $400,000 par an. ”?

Les remarques que je viens de citer démontrent que l’on se plaint de l'influence des hôteliers. Ii y a des hôteliers imbus de l'esprit publie, qui songent avant tout à l'avancement de l’agriculture, mais il y en a malheureusement qui sacrifient l’agriculture à leur intérêt personnel, Pourvu qu'il y ait des expositions et des courses, pen leur impoite que les terres soient mal cultivées et que l’agriculture souffre du fait que toutes les ressources des sociétés sont aborbées par les expositions.

Dans les concours de grains, aux expositions, on blâme le fait d'accorder des prix aux exposants de grain trié à la main, lorsque la quantité est minime. Un exposant ne devrait avoir un prix que lorsqu'il peut vendre une certaine quantité de grain semblable à celui exposé. Il contribue alors à l’avancement de l’agriculture, si son grain a de la valeur. Dans Ontario, on organise maintenant, dans quelque endroits, des con-

cours de grains de semence, vers ia fin de lhiver. On exige que l’exposant ait dix minots de grain, si c’est une ancierne variété, et deux minots si c’est une nouvelle variété. A ces concours, il y a vente. A l’un d’eux, il s’est vendu plus de 6,000 minots de grain.

À la convention de Guelph, M. MeNeilage, parlant du fonctionnement des associations agricoles, a recommandé de choisir comme directeurs des sociétés d'agriculture des hommes honorables, habiles et ayant de la force de caractère. Il a veaucoup insisté sur J’honorabilité. ‘“ Si vous avez à choisir, a-t-il dit, entre un homme honorable manquant d’habileté et un homme habile manquant d’honorabilité, choisissez avant tout l’homme honorable”. 11 est également de la plus haute importance qu’un directeur ait de la force de caractère ; il faut qu'il ait de l’énerme pour faire prévaloir ce ani est dans l'intérêt de l’agriculture. Ses principes, ses convictions, il doit les suivre envers et contre tous. Le rôle du directeur n’est pas toujours des plus agréables, mais, suivant le not d’un écrivain distingué, le chemin qui mène au bien n'est 15 parsemé de fleurs. Si un directeur n’a pas le courage de faire ce qui est propre à développer nos ressources, si par crainte de déplaire à des amis, il refuse de faire,ce qui est rationnel et juste, il est indigne de la charge dont on l’a revêtu, nor pour plaire à une coterie, mais dans l'intérêt public. La cause qu’il est appelé à servir mérite qu’il s'impose des sacrifices. Îs sont immenses les services qu’il peut rendre à la province. En augmentant la production du beurre et du fromage de plusieurs millions de dollars, vous avez contribué largement à accroître le bien-être du cultivateur et de toutes les class2s de la société. Il y a également d’autres industries agricoles dont le développement lépendra de l'impulsion que vous leur donnerez.

Je termine en exprimant l'espoir que vous saurez prendre des mesures efficaces pour les développer, et qu’à la pro chaine convention, nous n’aurons que des félicitations à vous adresser. Le pays aura alors contracté envers vous une nouvelle dette de reconnaissance. Tant que l’agriculture sera en honneur au milien de nous, tant que nous aurons des hommes dévoués qui travailleront sans relâche à la faire prospérer, nous pourrons envisager l'avenir avec confiance.

it ANNEXE

DÉPEN S D'AGRIC URE.

Î Prix aux Dépenses | Achat et en. Concours delConcours de Années, tretien des | récoltes sur pied, fermes.

1800 31,909 OS 17,310 68 ! ,086 86 5,432 19 29,235 (4 6,878 6 3,772 69 6,456 47 25,919 24 7,406 61 1,690 16 u CETTE" ES CERCLES AGRICOLES.

Prix aux concours. Achat d'animaux,

e { 5 AE or l'otal.…. $80,142 01 K6S,537 40

A. M. F. D'ESCHAMBAULT

16 mars 1903. Comptable.

MEMO.

Nombre de municipalités où il n’y avait pas, ou peu de membres des Sociétés d'Agriculture, en 1891.

Dans 247 paroisses il n’y a pas eu de membre “ 24 ie 1 membre.

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