OUTRE
grosse de bienfaits, espérons-le, idée louée par une grande partie de la presse, et d’où est née l'association médicale humanitaire présidée par le docteur Hirtz. Ce médecin altruiste donc, frappé des détresses cachées que seule sa profession lui permettait de découvrir, songeant, d’autre part, aux heureux de sa clientèle en peine d’aumônes bien placées à faire, aux commerçants, aux industriels susceptibles de disposer de places, se dit ingénieusement : pourquoi ne serais-je pas, pourquoi, tous médecins tant que nous sommes, ne serions-nous pas les intermédiaires entre ces malheureux el ces heureux ? Abouchons-les. Qui fut dit fut fait. La société fonctionne, et voilà comment prit naissance ce nouveau rôle du médecin vis-àvis de la collectivité, voilà comment MM. les visiteurs et enquêteurs des pauvres dûment rétribués, seront peut-être un jour supplantés, ce dont peu de malheureux se plamdraient.
Peu d’actes, avons-nous dit, de la vie de l’homme, de la vie sociale, qui échappent au contrôle, voire à la direction du médecin. Ainsi du travail. Certes, il existe un cadre d’inspecteurs du travail comptant nombre de médecins. Cette inspection qui à pour but de faire respecter la réglementation de l’âge, de la durée du travail, donne certes de bons résultats, mais incomplets ; le même nombre d’années ne représente, en effet, pas Île même âge pour chacun ; d'autre part, la résistance