‹ Du romantisme au réalismeChapitre 112 sur 268 · Salon de i836, p · texte numérisé non relu

Salon de i836, p

7. G. D. F. Le Salon [Le Journal des arts et de la littérature, 1837, p. 295). A. Decamps reconnaît, dans le National, 5 mars 1837, la puissance de la réaction.

8. Voyage en Orient, p. 142 : « Le gothique est beau ; mais l’ordre et la lumière y manquent; — ordre et lumière, ces deux principes de toute création éternelle! — Adieu pour jamais au gothique. »

LA PEINTURE ABSTRAITE

des députés, la gloire de l’antiquité1. « C’est un mystère, mais c’est un fait que l’image du beau, que le type du beau, que le sentiment du beau se révèlent avec plus d’évidence et de force dans les chefs-d’œuvre de l’Antiquité. Cela ne se prouve pas, cela se sent. Demandez-le atout homme qui a lu la Bible ou Homère, qui a vu le Parthénon ou l’Apollon du Belvédère. Le beau est antique... et... l’immuable Antiquité nous domine toujours. » Théophile Gautier, entraîné par le courant, applaudit à Lamartine et déclare « qu’il préfère à tous les truands du moyen âge le corps de marbre d’une belle nymphe antique qui fait baiser sa gorge au soleil sur sa couche de nénuphars et de glaïeuls2 ».

Cependant, une réaction semblable commence à se manifesterdans la littérature. «Onnes’étouffeplus,onnesebatplus à Hernani... mais on vient applaudir Corneille 3. » Les débuts de Bachel soutiennent, de leur éclat, ce retour à la tragédie 4 5.

« Que sont aujourd’hui MM. Champmartin, Decamps, E. Delacroix, E. Devéria, Gigoux, Paul Huet, Roqueplan et tant d’autres? » demande Delaunay en i838; « ce qu’ils étaient il y a dix ans, moins la fougue, moins la jeunesse !i ».

Cette année-là, Népomucène Lemercier lit, à la séance publique annuelle des cinq académies, un Hommage à la mémoire du peintre David , où il attaque avec violence les Romantiques 6.

Page 1