‹ Du romantisme au réalismeChapitre 115 sur 268 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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LA PEINTURE ABSTRAITE 173

1 étude célèbre sur Eustache Lesueur, et Victor de Laprade débute avec son poème de Psyché1.

La réaction est victorieuse. 1 843 en marque l’apogée2. Tandis que Ponsard triomphe avec Lucrèce , un public hostile accueille les Burgraves. En vain, Vacquerie et Meurice ont-ils prié Gélestin Nanteuil d’appeler les ateliers à la défense de Victor Hugo. L’artiste n’a pas retrouvé, chez les rapins, l’ardeur qui enflammait leurs aînés à la première d ’ffernani; il n’a pu réunir « trois cents Spartiates » et, découragé, il s’écrie : « il n’y a plus de jeunesse3! »

Au Salon, le succès va d’abord aux Illusions perdues de Gleyre, au Philosophe sculpté par Simart, et Arsène IIoussaye s’écrie : « Qui eût osé prédire il y a dix ans, que la plus belle statue et le plus poétique tableau de 1843 seraient inspirés par la vieille religion de la beauté païenne 4 5 ? »

Les doctrines qui paraissaient usées en 1819, sont reprises avec assurance, comme si elles étaient neuves, et l’on rencontre dans les journaux des aphorismes que n’eût pas désavoués David 6.

Il nous est, aujourd’hui, difficile sinon impossible de nous représenter ces Salons dont « l’aspect général frappait par un certain air de sagesse 6 ». Nous les devinons plus sévères,

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