‹ Du romantisme au réalismeChapitre 198 sur 268 · Théophile Gautier. I.a Presse, 3i janvier · texte numérisé non relu

Théophile Gautier. I.a Presse, 3i janvier

avait bientôt cessé de trouver, dans l’enseignement d’Ingres, un langage suffisant pour traduire ses passions et ses idées. Lorsqu’il peignit La Paix et La Guerre au Conseil d’Etat, il voulut s’exprimer, à la fois, par les lignes et par la couleur. .Nous voudrions savoir comment il avait combiné sa technique, mais, si le fragment conservé de La Paix nous permet de mesurer l’ampleur et les subtilités de son dessin synthétique1, il nous laisse ignorer les effets et les méthodes du pinceau. La Paix était, nous assure Ary Renan, « peinte à la façon d’une fresque assagie » et les panneaux de La Guerre « brossés avec fougue et visant au coloris le plus avoué2 ». Jusqu’à un certain point, nous pouvons deviner l’aspect de ces œuvres par la chapelle de Saint-Philippe que Chassériau peignit à Saint-Roch en 1 853 ; mais de semblables comparaisons 11e peuvent satisfaire une curiosité qui ne sera jamais assouvie. Quelle tristesse d’en être réduit à des fragments et à des conjectures sur l’œuvre monumentale sinon la plus typique de la première partie du xix° siècle au moins la plus importante dans la série historique, s’il est vrai qu elle impressionna profondément Puvis de Chavannes.

X. — Tandis que se produisait le mouvement dont nous avons évoqué les traits essentiels, de très curieuses tentatives étaient faites pour compléter la décoration monumentale par la renaissance du vitrail 3 4.

A la fin de la Restauration, M. de Chabrol avait appelé en France deux artistes anglais Warrenn Withe et Jones et en 1828, un atelier de vitraux avait été créé à Sèvres N Cet atelier qui avait peu travaillé jusqu'en i83o, produisit, sous

1. Ary Renan. Chassériau. Gazette des Beaux-Arts , 1898, t. I, p. g5.

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