MILLET
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Photo Kuhn.
VERS LE REALISME
Provence par Loubon 1, et Roquepîan, au cours de plusieurs voyages dansles Pyrénées, peignit des scènes pyrénéennes 2. En 1843, Elmerich exposait des Paysans alsaciens 3. îl préludait ainsi aux travaux de Brion qui, à ce moment, travaillait dans l’atelier de Gabriel Guérin à Strasbourg.
Quelques-unes des œuvres que nous venons d’évoquer eurent plus qu’un succès de curiosité. On crut y découvrir, particulièrement chez Leleux et ses émules, une peinture nouvelle et c’est, si je ne me trompe, à cette occasion que le terme de « réalistes » qui s’était déjà rencontré un peu au hasard sous la plume de quelques écrivains 4 fut, pour la première fois, systématiquement employé 8.
illustrée par Morel-Fatio, Tellier, Gigoux, Daubigny, Debon, H. Bellangé, Al. Johannot.
1. Loubon exposait, en 1843, des Faucheurs (gravés dans L’Artiste, i843, 3e série, t. III, p. 237).
2. Théophile Gautier, Camille Roquepîan ( Histoire du Romantisme, p. 197). — Paysans du Béarn (1840) dans la Collection Wallace à Londres ; voir aussi, au Musée de Toulouse, les Bergers de la vallée de Campans , peints, en i835, par Joseph Roques.