Balzac, La maison du chat qui pelote
5. Louis Reybaud, Jérôme Palurot à la recherche d une position sociale. 2e Parti^, I. II. X et XX.
LES CONDITIONS SOCIALES
précisément à cause de ce que le monde bourgeois eût appelé ses défauts 1 ». « Ce qui nous plaît dans Y Ecce Homo de M. Comayras, » écrit avec superbe Théophile Gautier2 3 4 5 * *, « c’est un oubli sauvage et féroce de tout ce qui peut plaire aux bourgeois électeurs ou éligibles. » De là un isolement redoutable dont Thoré, dans une lettre à Théodore Rousseau, signalait tous les dangers :i.
Quoiqu’il en soit, et bien qu’ils dussent souffrir de ne pas rencontrer chez leurs clients un appui moral, les artistes en comparant leur situation sociale avec celle qu’ils occupaient autrefois avaient lieu de se réjouir. Une ascension progressive et ininterrompue grandissait, chaque jour, l’estime dans laquelle ils étaient tenus b Quelques amis impatients auraient désiré davantage. M. Poirier n’aspirait pas seul à la pairie. En 1 84 1 et 1842, l'Artiste mena une campagne pour faire entrer quelques peintres dans la haute assemblée 8 ; il mettait en avant les noms de Paul Delaroche, de Hersent, d’Horace Vernet et, en tète, celui d’Ingres. Cette campagne échoua, mais ceux qui l’avaient menée reçurent plus tard satisfaction lorsqu’Ingres fut nommé sénateur par Napoléon III.
IX. — Jusqu’à i83o les Salons 11’avaient fourni aux artistes que des occasions assez rares de contact avec le public. Sous la Restauration, cinq expositions avaient été ouvertes en quinze ans ; la dernière datait de 1827. En i83o, au lendemain de la Révolution, eut lieu, au Luxembourg, une exposition remarquable, d’un caractère à la fois actuel et rétros-