‹ Du romantisme au réalismeChapitre 65 sur 268 · Lutèce, Lettre IV. 3o avril · texte numérisé non relu

Lutèce, Lettre IV. 3o avril

presque disparu. En 1837, leur nombre « dépasse même celui des tableaux de batailles’ ». « Les sujets religieux sont de mode », écrit, en 1 838 , F. Mercey, « il n’est guère d’artiste cette année, qui n’ait fait son tableau de sainteté 1 2. » Un rapport fait au comité des Beaux-Arts de l’Institut catholique (sans doute la confrérie de Saint-Jean) par un certain Schmidt, en 1843, constate que le nombre des toiles religieuses a plus que doublé depuis 1 83 1 3 . Elles étaient ia5 en i843, elles sont 232 en 1 844 4-

Sans doute, la majeure partie de cette production avait une valeur médiocre. « Nos peintres font des tableaux d’église », disait-on non sans raison, « parce que c’est la seule peinture qui ait cours sur la place... 5. On sent dans presque tous les tableaux religieux l’absence d’inspiration... Quand on cherche la pensée de ces tableaux on ne trouve que le mot froid et officiel : commande... 6. Ce n’est plus qu’une affaire de commerce 7. »

Il est vrai, aussi, des artistes honorables, praticiens habiles, ouvriers sans originalité, candidats aux récompenses officielles, aux décorations, à l’Institut, durent à leurs relations, à leur tenue, à leur docilité, des commandes fructueuses et faciles, et couvrirent les églises d’œuvres d’une

1. Auguste Barbier, Salon de 1837 [Revue des Deux Mondes. i5 avril 1837,

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