‹ Du romantisme au réalismeChapitre 67 sur 268 · Tenint, Salon de 1842, p · texte numérisé non relu

Tenint, Salon de 1842, p

7. Eug. de Montlaur, Salon de 1841 [Revue du Progrès, ier mai 1841, p. 269).

correction sans saveur, qui se placent presque en dehors de l’art, aux confins de l’imagerie religieuse, remembrances éternelles de Raphaël ou des Bolonais, succédanés académiques où l’on voit « qu’un monsieur très sage s'est appliqué ».

Ces artistes, on les suit, depuis le début du siècle dans l'immobilité stérile de leurs conceptions : le temps ne semble pas s’écouler pour eux. Les idées, les formules se succèdent sans les émouvoir et, d’une belle indifférence, ils continuent à écrire la même écriture et à parler le même langage, étrangers au travail qui s’opère autour d'eux1.

Mais, en face de la médiocrité surabondante, l'art religieux a suscité, sous la monarchie de Juillet, des pages dont les unes garantissaient sa persistance, tandis que d'autres le montraient susceptible de rajeunissement. Les uns, comme Orsel ou Périn, y ont apporté les préoccupations d’une piété abstraite et mystique ; d'autres, ainsi qu’Hippoly te Flandrin, y ont appliqué un cœur simple et pieux; Ary Scheffer a fait des démonstrations spiritualistes et philosophiques ; Delacroix a exprimé les grandes douleurs et les minutes tragiques suprêmes. Les influences subies, les différences techniques, les procédés matériels mêmes ont accentué les divergences de conception et donné plus de richesse encore à ce renouveau de peinture religieuse ".

i. Sans parler des églises où leurs œuvres sont très abondantes, on rencontre fréquemment, dans les musées de Province, des travaux de ces artistes consciencieux et médiocres.

i. Dès 1837. Louis Yiardot essayait (dans le Siècle, 1 mars 1837) d établir une division parmi les peintres religieux : il les distinguait en deux classes : les traditionnalisles inspirés par Overbeck et Cornélius, et les rénovateurs comme A. Scheffer et Champraartin.

Louis Peisse dans son Salon de 1841 [Reçue des Deux Mondes, icr avril 1841) instituait un classement plus complet. Il discernait quatre groupes ; la pure tradition classique (Ansiaux, Caminade, Jouy, Thévenin etc.) ; le néo-christianisme (Ary Scheffer, Signol, Glaize, Janmot, Cibot, etc.) ; le classicisme moderne influencé par Ingres (Hippolyte Flandrin, Amaury Duval, Lehmann, etc.) ; les pastiches d'après Raphaël (Romain Cazes), Michel-Ange

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