‹ Du rythme en françaisChapitre 25 sur 41 · M. Succession de plusieurs ce · texte numérisé non relu

M. Succession de plusieurs ce

Un se prononce sur deux, généralement le premier : je lie) vois, (lev'e.nir.

Lorsqu'ils sont plus de deux, ce sont les impairs qui se prononcent : je n{e) te l\e) dirai pas ; il jnut que j{e) te l\C) dise sauf quand ce et ne sont en premiers : c'est c{e) que j{e) te disais ; nous n{e) te l{e) demandons jxis. /K. Iîoukcikr, P/ionêlif/ue française.)

72. Ml. L'intention et la vitesse du débit dominent, suivant l'euphonie et le rythme, la plupart des conditions de sonorité

Ainsi une simple énergie d'alTirmalion dans la parole courante oblige à ilire : Je le rois. Mais les conlruclions ou alK)ngemcnts

sont d'autant plus heureux qu'ils obéissent aux conditions naturelles qui viennent d'être exposées (').

(i) Entre les travaux qui, avant l'emploi de la méthode expérimentale, ont réagi contre la destruction radicale de l'a' moyen par une phonétique trop grossière^ il faut citer ceux de M. Raoul de la Grasserie. {Le Rôle de l'e muel dans la versification française, Paris, Lemerre éd., 189G) et de M. (Jenlis, (L'e connu sous le nom général et souvent impropre d'e muet, 1901), surtout celui de M. Maurice Grammont (Mémoires de la Société de Linguistique, tome VIII, 189^). M. M. Grammont a trouvé la très juste ce loi des trois consonnes », \'e apparaissant toujours pour éviter la rencontre de trois consonnes. Bien que l'auteur la complète par la « loi des deux consonnes » et de nombreux cas particuliers, elle est insuffisante comme on vient de le voir et comme le démontrent les Etudes des prononciations parisiennes. — Les articulations étudiées à l'aide du palais artificiel, par M. l'abbé Rousselot, {La Parole, 1899) : il n'y a presque jamais similitudes de tracés, même entre des mots comme bal et balle, ce qui ne veut pas dire d'ailleurs qu'ils doivent avoir nécessairement une valeur syllabique, une surtout rythmique, différentes.

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