CHAPITRE XVI. I
L'ouvrier est donc intéressé à l'accomplissement de ces progrès pacifiques de la société, dont le résultat sera de l'élever en dignité et en aisance. Mais pour que ces progrès se réalisent, il est indispensable qu'il y ait paix et sécurité, respect du droit de tous ; il est donc intéressé non seulement à ne jamais violer ce droit, mais encore à ne pas tolérer qu'il soit violé par autrui.
Or, pour cela, il faut avant, tout qu'il cherche à s'instruire de ses droits et aussi de ses devoirs envers la société qui sont les droits d'autrui, et ensuite qu'il soit informé de tout ce qui tend à favoriser le progrès social, comme de tout ce qui tend à l'entraver, afin qu'il puisse contribuer, par sa légitime part d'influence sur l'opinion publique, à aider ce développement ou à s'opposer à ces entraves. C'est à quoi il parviendra fort difficilement s'il demeure isolé, mais on a vu, au chapitre XIV, quelle puissance l'association peut lui donner dans ce cas.