‹ Du salaire (volume 2)Chapitre 51 sur 132 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

l'accroissement du capital, par leurs propres efforts, en travaillant, en épargnant les résultats de leur travail et en appliquant ces épargnes à l'acquisition de connaissances utiles ou d'instruments nouveaux , et indirectement, en aidant leur patron à former ce capital, par leur probité et leur activité. Il n'y a donc nul antagonisme entre l'intérêt de l'ouvrier et celui du capitaliste, puisque l'accroissement du capital a pour conséquence une plus forte demande du travail et partant l'élévation du salaire, d'une part, et d'un autre côté, l'abaissement du prix des objets de consommation, ce prix étant réglé d'après les frais de production, dont l'intérêt des capitaux fait partie intégrante.

L'ouvrier est, plus encore que le capitaliste, intéressé au maintien de la sécurité des capitaux prêtés, car, dès que celle-ci est compromise, il en résulte seulement pour le capitaliste qu'il prélève un dédommagement plus élevé de son risque, tandis que l'ouvrier, sans compensation aucune, doit payer plus cher le concours des instruments qui l'aident dans son travail.

Que de bien-être se réaliserait par les ouvriers, que de maux ils s'épargneraient, s'ils comprenaient bien cette vérité; combien aussi ils repousseraient loin les prédications qui leur représentent le capital comme un tyran et un ennemi , les conseils qui les engagent à détruire ou à épouvanter cet indispensable auxiliaire de la production!

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