‹ Du salaireChapitre 3 sur 136 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

LE TRAVAIL A XJK PRIX COTTRAKT QUI EST DÉTERMINÉ, COMME CELUI DE TOXJTE MARCHANDISE, PAR LE RAPPORT DE l'oPPRE A LA DEMANDE, ET QUE LA CONCURRENCE TEND A ÉGALER AU TAUX DES PBAIS DE PRODUCHON.

Le travail de l'ouvrier est chose susceptible d'être vendue et achetée; on peut, sous ce rapport, l'assimiler à toute autre marchandise.

Le prix d'une marchandise n'est pas fixe, il varie suivant les circonstances ; il est d'autant plus élevé que, celle-ci étant peu abondante, il se présente plu^ d'acheteurs pour la demander, d'autant plus bas que la quantité offerte en vente dépasse la quantité demandée par les acquéreurs.

De même le salaire tend à baisser quand beaucoup d'ouvriers recherchent du travail et que peu d'entrepreneurs peuvent en offrir, ou mieux, quand le capital, source d'où émane le salaire, est peu abondant. La rémunération de l'ouvrier s'élève quand le capital abonde en même temps que les travailleurs sont rares.

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Mais, de même que le prix de toute marchandise, le taux des salaires a de fréquentes variations. Que Ton suppose un marché bien approvisionné de blé, mais où se présentent peu d'acheteurs; les céréales y baisseront de prix. Au marché suivant, les vendeurs découragés par le peu de profit qu'ils ont fait ou par la perte qu'ils ont éprouvée, ne se présentent plus qu'en petit nombre ; les acheteurs, au contraire, stimulés par l'appât du bon marché, viennent en grand nombre, et la concurrence qu'ils sefonta pour effet de produire la hausse du prix.

Au marché suivant, les circonstances se présenteront dans un ordre inverse, et ces oscillations dureront jusqu'à ce que les producteurs soient parvenus à ne créer et n'offrir en vente que la quantité de denrées que les acheteurs pourront acquérir et payer au prix auquel elles sont offertes.

Alors le prix s'égalera aux frais de production de la denrée, en comprenant nécessairement dans ceux-ci le bénéfice du producteur, suffisant pour assurer son existence, pour lui permettre les dépenses que font, d'habitude, les personnes de sa classe et un profit net au moyen duquel il pourra tenir sa condition au niveau des progrès de la société.

Si le prix des denrées s'écarte, en plus, de ces frais, le surcroît de bénéfice qui en résulté pour le producteur l'excite à produire davantage et lui suscite aussi des concurrents : d'où augmentation de l'offre et baisse subséquente du prix.

Si cet écart se produit en moins, le producteur.

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