LE REGARD SUR LA PRAIRIE
* sublimes qui nous faisaient pâlir de mais à l'orchestre, aux héros, au poète, sions : " Prodiguez votre génie plus otre cœur! nous sommes capables de er encore. »
ce fut notre limite : Gundry, remon-
fond de la scène, s'accouda sur la : et, sans parler, contempla, la prairie.
elle minute, bénéfice qui ne saurait se
point suprême où se dissipe tout notre oluptueus pour que nous soyons exté-
sublime !
cette paix qui contente divinement ton lundry?
ivers les siècles, quelques héros déjà la irent, et, comme tu fais avec nous, la èrent à l'humanité, l'apaisement de Socrate dans sa prison elui qui se releva au Jardin des Oliviers, nt leur silence, l'un et l'autre qu'a- Is médité? Socrate, longuement, conit Athènes ; il avait jugé qu'il ne convient
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pas à un citoyen de se soustraire aux lois, même injustes; il se sacrifiait à la cité. Ceux qui suivirent les yeux de Jésus les virent levés vers le ciel; il invoquait son Père et se sacrifiait à la volonté divine.
Mais toi, qu'as-tu vu sur la prairie, regard de Gundry? — Des fleurs sauvages, des simples et qui suivent la nature.
Dans cette prairie, nous ne voyons ni l'olivier mystique des religions, ni l'olivier des légistes, le symbole de Minerve. Ni une cité, ni un Dieu qui nous imposent leurs lois. Gundry n'écoute que son instinct. « Un pur, un simple qui suit son cœur, » c'est le mot essentiel de Parsifal.
Cette prairie, où rien ne pousse qui soit de culture humaine, c'est la table rase des philosophes. Wagner rejette tous les vêtements, toutes les formules dont l'homme civilisé est recouvert, alourdi, déformé. Il réclame le bel être humain primitif, en qui la vie était u sève puissante. Ah! la vie, elle emportait aie