‹ Du sang, de la volupté et de la mortChapitre 26 sur 35 · L'ÉVOLUTION DE L'INDIVIDU DANS LES MUSÉES DE TOSCANE · texte numérisé non relu

L'ÉVOLUTION DE L'INDIVIDU DANS LES MUSÉES DE TOSCANE

Hommage de soumission à l'héroïque Michel-Ange.

On admet qu'un peuple évolue selon les mêmes lois qu'un individu. Si les notions que l'on s'est faites sur le développement du Moi sont exactes, ne devront-elles pas se vérifier dans les musées visités suivant l'ordre chronologique? En certains pays, ils sont le meilleur document que nous possédions pour la psychologie de la race.

I. On remarquera que nous confondons peu à peu l'art de Toscane et l'art italien entier. C'est une façon de voir très supportable dans ce raccourci.

Depuis Giotto, de qui toutes les villes d'Italie subirent l'influence, l'école florentine, dans son progrès ininterrompu, rayonne sur tous les artistes doués qui, dans chaque région, essayent loyalement de remplir leur tâche, et, d'autre part, elle s'approprie l'idéal créé par les maîtres divers, de telle sorte qu'elle peut être dite l'origine et le centre de l'art italien, et que leurs deux développements dégagent une philosophie semblable. Ce qu'il faut réserver, c'est Venise, de qui le génie et toutes les circonstances sont très particuliers. Pour Venise, nous avons tenté ailleurs une synthèse analogue. (Voir, dans Un homme libre. Mon triomphe de Venise.)

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