DÉVEL. DU SANG LES PREMIERS JOURS DE LA VIE EXTRA-UTÉRINE
éléments analogues plus simples et moins abondants clans l'épiploon du chat nouveau-né.
Les recherches que j'ai entreprises sur ce point, en me servant du chat, du cochon d'Inde et du lapin (1), m'ont permis de reconnaître l'exactitude des faits décrits par M. Ranvier, et je ne saurais mieux faire que de renvoyer le lecteur pour les détails de ce point intéressant d'histologie aux travaux publiés par cet auteur (2).
C'est chez le chat nouveau-né qu'on observe le plus facilement les formes simples des cellules vaso-formatives. Ces éléments sont peu nombreux, mais bien isolés et non masqués en partie, comme dans les taches laiteuses de l'épiploon du lapin, par des corpuscules conjonctifs et des globules blancs. Ils ressemblent à de grosses cellules lymphatiques, en général à un seul noyau, qui ne tardent pas à prendre la forme d'une massue ou d'un fuseau. Dans la partie renflée du protoplasma, on voit un certain nombre de globules rouges qui paraissent souvent groupés dans un espace vasculaire.
Plus tard ces cellules s'allongent pour prendre l'apparence d'un * cylindre à branches multiples, appelé réseau vaso-formatif par M. Ranvier, réseau qui reste chez le chat plus simple et plus dégagé que chez le lapin. Lorsqu'on suit la formation de ce réseau, on voit qu'il paraît constitué dans certains cas, non seulement par le développement de chaque cellule vaso-formative, mais aussi par la soudure latérale des pointes des cellules vaso-formatives voisines, d'abord isolées.
On retrouve également chez le cochon d'Inde le même mode d'accroissement, tandis que chez le lapin le réseau vaso-formatif parait provenir, d'après M. R.anvier, du développement d'une cellule unique, d'où sortent latéralement et aux extrémités un certain nombre de prolongements protoplasmiques semblables aux pointes d'accroissement des vaisseaux.
A la surface de ces réseaux sont appliqués quelques corpuscules de tissu conjonctif. Mais le fait le plus important consiste dans la présence de globules rouges dans la partie protoplasmique qui deviendra plus tard le canal vasculaire.
M. R.anvier a reconnu qu'il s'agit de globules rouges non nucléés à côté desquels on n'observe jamais de globules blancs.